Tour de France - Avec ses 222,5 km, la 19e étape est décisive

En partant de la droite, le Britannique, Christopher Froome, le Français Romain Bardet et le Colombien, Rigoberto Uran grimpent le Col d'Izoard le 20 juillet 2017. / © Lionel BONAVENTURE / AFP
En partant de la droite, le Britannique, Christopher Froome, le Français Romain Bardet et le Colombien, Rigoberto Uran grimpent le Col d'Izoard le 20 juillet 2017. / © Lionel BONAVENTURE / AFP

C'est l'étape la plus longue du Tour de France avec ses 222,5 km, entre Embrun (Hautes-Alpes) et Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône). Alors que cette 19e étape est favorable aux sprinters, Romain Bardet va-t-il pouvoir conserver sa deuxième place voire prétendre à la première ?

Par Marc Taubert avec AFP

A deux jours de l'arrivée aux Champs-Élysées, cette 19e étape est marquée par des routes très sinueuses et trois cols de troisième catégorie. Le plus haut se situe au début de l'épreuve, au 26e kilomètre. Le Col Lebraut culmine à 1.110 mètres avec 4,7 kilomètres de montée à 6%.

Si l'étape est vallonnée, elle reste favorable aux sprinters plus qu'aux grimpeurs. Ainsi, sur le papier, le classement général ne devrait pas bouger avec Christopher Froome (Team Sky) en tête, Romain Bardet (AG2R La Mondiale) deuxième à 23 secondes et le colombien Rigoberto Uran (Cannondale-Drapac), six secondes plus tard.

La 19e étape est la plus longue avec 222,5 km. / © Letour.fr
La 19e étape est la plus longue avec 222,5 km. / © Letour.fr

Froome résiste dans l'Izoard


L'Izoard, l'un des cols mythiques des Alpes, a consacré Warren Barguil, vainqueur jeudi de la 18e étape du Tour de France, mais aussi le Britannique Chris Froome qui a su résister aux attaques de Romain Bardet dans la dernière arrivée au sommet.

A deux étapes de la fin, Froome semble bien parti pour remporter sa quatrième Grande Boucle après 2013, 2015 et 2016. Le leader de la Sky devra cependant valider son maillot jaune, samedi 22 juillet, au terme de la 20e et avant-dernière étape, un contre-la-montre de 22,5 kilomètres à Marseille, qui s'annonce déterminant.

"J'ai fait le plus difficile", a d'ailleurs soufflé le natif de Nairobi.

Pour le classement général, Bardet a attaqué et tenté de forcer le destin. Le champion français est allé au bout de lui-même sans parvenir à distancer Froome qui a terminé dans sa roue.

Épuisé après sa troisième place, à 20 secondes de Barguil, Bardet a reconnu: "J'ai cru que j'allais m'asphyxier en passant la ligne. J'ai vraiment tout donné !"

"Je l'ai joué tactiquement, j'ai fait croire à Froome que je n'étais pas super. J'ai fait la course qu'il fallait", a ajouté l'Auvergnat qui a fait travailler son équipe AG2R La Mondiale dès le haut du col de Vars pour préparer la montée finale.

Le plus haut col se situe au début de l'épreuve, au 26e kilomètre : le Col Lebraut culmine à 1.110 mètres avec 4,7 kilomètres de montée à 6%. / © Letour.fr
Le plus haut col se situe au début de l'épreuve, au 26e kilomètre : le Col Lebraut culmine à 1.110 mètres avec 4,7 kilomètres de montée à 6%. / © Letour.fr

Bardet déloge Uran de la 2e place


Bardet a mis à profit cette dernière étape de montagne pour déloger le Colombien Rigoberto Uran de la deuxième place, à trois jours de l'arrivée à Paris. Pointé à 23 secondes de Froome, il a probablement assuré sa place sur le podium final.
 
"Dans les prochaines années, il y aura plusieurs Français qui joueront la gagne sur le Tour et c'est bien !", a déclaré en écho Bardet, qui n'a pas manqué de saluer la performance de Barguil.

La météo pourrait être l'invité surprise de cette étape, et faire en sorte de déjouer tous les pronostics.

Sur le même sujet

Tain l'Hermitage : le chef Chikara Yoshitomi, champion du monde pâté-croûte

Près de chez vous

Les + Lus