A Pradelles, en Haute-Loire, les habitants n’ont plus de médecin depuis 4 ans

Située au sud du département de la Haute-Loire, la commune de Pradelles n’a plus de médecin généralise depuis bientôt 4 ans. / © G. Rivollier / France 3 Auvergne
Située au sud du département de la Haute-Loire, la commune de Pradelles n’a plus de médecin généralise depuis bientôt 4 ans. / © G. Rivollier / France 3 Auvergne

La ministre Agnès Buzyn a présenté mercredi 13 février son projet de loi santé. La suppression du numerus clausus permettra de former plus de médecins chaque année. Un thème qui intéresse particulièrement les habitants de Pradelles (Haute-Loire), qui n'ont plus de généraliste depuis bientôt 4 ans.

Par Gérard Rivollier

Située au sud du département de la Haute-Loire, la commune de Pradelles n’a plus de médecin généralise depuis bientôt 4 ans. Ici, le dernier docteur -d’origine roumaine- n’est resté que quelques mois. Depuis, les habitants doivent faire au moins une dizaine de kilomètres pour consulter un généraliste.
A Pradelles, la population est vieillissante et les patients doivent se rendre dans les communes voisines où les médecins sont saturés.
Dans le même temps, le pharmacien, lui, a vu son activité et son chiffre d'affaires diminuer d’environ 10% depuis qu'il n'y a plus de docteur au village. « Les gens sont amenés à prendre leurs médicaments ailleurs », déplore Olivier Risson.
 

C’est à l’Etat aussi de prendre ce problème à bras-le-corps



La situation est inquiétante aussi pour la résidence d'adultes handicapés. L'établissement est bien équipé avec une pharmacie et une infirmerie.
Un médecin salarié intervient quelques heures chaque semaine, mais ce n'est pas suffisant.
« Si on est dans l’incapacité de fournir le soin qu’impose l’état de nos résidents, on est condamné à fermer nos institutions », s’inquiète  Daniel Chaze, directeur général de l’association Saint-Nicolas.
Le maire de Pradelles est bien conscient de la situation. Il recherche toujours un médecin… mais il estime que c'est à l'Etat de régler le problème. « On a pas les moyens financiers de pouvoir faire appel à des cabinets de recrutement. J’estime que ce n’est pas aux petites communes de gérer ce problème. C’est à l’Etat aussi de prendre ce problème à bras-le-corps. Cela fait 15 ans qu’on parle du numerus clausus. J’arrive à ma sixième année de mandat et le constat est le même », regrette Stéphane Bourgoin, le maire de Pradelles.

En Haute-Loire, il reste des zones fragiles comme Pradelles, mais ces deux dernières années, le nombre global de médecins a légèrement augmenté, +2,4%, un signe encourageant.
 

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