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Haute-Loire : une mère infanticide condamnée à 5 ans de prison

La cour d'assisses de Haute-Loire a condamné une mère infanticide à 5 ans de prison dont un avec sursis. / © THIERRY ZOCCOLAN / AFP/ Photo d'archive
La cour d'assisses de Haute-Loire a condamné une mère infanticide à 5 ans de prison dont un avec sursis. / © THIERRY ZOCCOLAN / AFP/ Photo d'archive

Une femme de 39 ans a été condamnée le vendredi 1er février à cinq ans de prison, dont un avec sursis, par la cour d’assisses de Haute-Loire pour avoir tué son bébé après son accouchement.

Par AFP

Une femme de 39 ans a été condamné à cinq ans de prison, dont un avec sursis, vendredi 1er février par la cour d'assises de Haute-Loire, pour avoir tué un bébé dont elle venait d'accoucher.
               
L'affaire remonte au 23 septembre 2015, lorsqu'un gynécologue de l'hôpital du Puy-en-Velay donne l'alerte après avoir examiné une patiente
prise de malaises et souffrant d'anémie, admise aux urgences pour une fausse couche.

Les constatations médicales ne confirment pas ses dires: le placenta est toujours en place. Interrogée par la police, elle reconnaît avoir accouché seule, dans sa baignoire, une semaine plus tôt.

Ayant mis au monde un petit garçon né vivant et sans malformation, elle dit avoir enveloppé le nourrisson dans une serviette et l'avoir noyé. Le cadavre placé dans la panière à linge fut descendu le lendemain au garage, enfermé dans un sac poubelle.

Au procès, l'accusée a décrit la pression qu'elle endurait au quotidien avec déjà quatre enfants (âgés de 6 à 15 ans à l'époque) à nourrir, une situation financière intenable, des dettes, un compagnon "exécrable" car souffrant d'une tendinite qui l'empêche de travailler, une belle-mère envahissante... "Et personne pour m'aider à m'en sortir."
              
 Pour elle, avoir un cinquième enfant n'est pas envisageable mais lorsqu'elle découvre sa grossesse, il est trop tard pour envisager une IVG - à laquelle son compagnon se serait de toute façon opposé. Elle choisit alors de mentir avant de commettre l'irréparable.

Son avocate, Me Aurélie Chambon, ne sait pas encore si elle va faire appel du verdict de la cour. "Compte tenu de la période de détention provisoire déjà effectuée (8 mois) et des aménagements de peine, elle sera éligible à une libération conditionnelle d'ici quelques mois", fait-elle valoir pour sa cliente.
 

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