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Puy-en-Velay (Haute-Loire) : des gilets jaunes mettent le feu à la préfecture

Après avoir forcé les grilles de la préfecture de la Haute-Loire, au Puy-en-Velay, des gilets jaunes ont tenté d'incendier le bâtiment à l'aide de projectiles enflammés. (illustration) / © C. Darneuville / France 3 Auvergne
Après avoir forcé les grilles de la préfecture de la Haute-Loire, au Puy-en-Velay, des gilets jaunes ont tenté d'incendier le bâtiment à l'aide de projectiles enflammés. (illustration) / © C. Darneuville / France 3 Auvergne

Après avoir forcé les grilles de la préfecture de la Haute-Loire, au Puy-en-Velay, des gilets jaunes ont incendié le bâtiment dans la soirée du 1er décembre. Des représentants des manifestants venaient de rencontrer le préfet.

Par Arthur Carpentier

La tension n'a cessé de croître au Puy-en-Velay pendant la journée de mobilisation du 1er décembre, jusqu'à atteindre son paroxysme peu après la tombée de la nuit. Des gilets jaunes sont parvenus à déclencher plusieurs incendies dans la préfecture de la Haute-Loire, maintenant maîtrisés.
 

Les manifestants avaient commencé leur weekend comme les deux précédents : blocages de giratoires, barrages filtrants et opérations "péages gratuits". Puis en milieu de journée, ils se sont massés devant la préfecture et sont parvenus à forcer les grilles, en faisant sauter la serrure à l'aide du mobilier urbain. Une centaine de gilets jaunes a alors investi la cour, et y a entassé des pneus. Les forces de l'ordre ont dû batailler pour les expulser, sans pouvoir les éloigner du bâtiment public.

"Les gens se faisaient gazer, on avait l'impression d'assister à des scènes de guérilla, ils devenaient fous, ça a attisé l'énervement", raconte Thomas Vacheron, responsable CGT. Son syndicat a appelé à soutenir les gilets jaunes, tout en leur laissant leur indépendance : il est d'ailleurs catégorique, ce sont eux qui ont envahi la préfecture, son syndicat s'y étant opposé. "C'est grave ce qu'il s'est passé, mais à force de ne pas écouter, c'est malheureusement ce qui arrive", déplore-t-il.
 

Tandis que les esprits s'échauffaient dehors, le préfet Yves Rousset s'est engagé à rencontrer une délégation des gilets jaunes, à condition que le calme revienne. Au cours de l'après-midi, de nombreux gilets jaunes sont restés sur la place du Breuil et alimentaient un brasier au pied des grilles. Malgré la détérioration de la situation, le préfet a finalement accepté de s'entretenir avec des manifestants.


"Durant tout l’entretien, la situation s’est encore tendue à l’extérieur", précise la préfecture dans un communiqué. "Les gilets jaunes ont déclenché plusieurs incendies dans la préfecture et dans d’autres locaux administratifs. Ils [empêchaient] les camions de pompiers d’y accéder." Selon une porte-parole du préfet, contacté par l'AFP, des personnes ont "lancé des projectiles de type cocktail Molotov" pour initier les incendies.

À 22 heures, tous les feux étaient éteints selon Laurie Julien, chargée de la représentation de l'État dans le département. La plupart des manifestants semblait également avoir quitté la place.

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