Haute-Savoie : un journaliste de la radio locale H2O relaxé après s'être introduit dans l'aéroport d'Annecy

Le tribunal de police d'Annecy a relaxé, mardi 25 mai, un journaliste poursuivi pour s'être introduit en septembre 2020 sur le tarmac de l'aéroport d'Annecy pour couvrir une manifestation menée par des militants écologistes. Un autre journaliste avait déjà été relaxé dans la même affaire. 

L'aéroport d'Annecy (image d'illustration)
L'aéroport d'Annecy (image d'illustration) © Creative Commons

C'est une décision qui fait ricochet avec la relaxe d'un autre journaliste il y a un mois dans la même affaire. Le tribunal de police d'Annecy a relaxé, mardi 25 mai, un journaliste poursuivi pour s'être introduit en septembre 2020 sur le tarmac de l'aéroport d'Annecy pour couvrir une manifestation menée par des militants écologistes du mouvement Extinction Rebellion. 

Mardi matin, le président du tribunal a prononcé la relaxe de Mathieu Hutin, journaliste pour la radio locale haute-savoyarde H2O, au titre de la liberté d'information. Comme le journaliste Gérard Fumex, poursuivi pour les mêmes faits et relaxé le 27 avril, Mathieu Hutin était accusé d'avoir pénétré sur un site interdit en escaladant une clôture de l'enceinte de l'aéroport. 

 

"La qualité de journaliste professionnel de notre salarié avait été remise en cause"

 Les deux reporters avaient suivi des militants d'Extinction Rebellion, qui manifestaient en septembre 2020 sur le tarmac de l'aéroport d'Annecy-Meythet contre le renouvellement du bail de l'aéroport, propriété du conseil départemental de la Haute-Savoie. Mathieu Hutin avait été interpellé par des forces de l'ordre qui avaient remis en cause sa qualité de journaliste, selon les mots de la radio H2O, dans un communiqué publié pour saluer la relaxe de leur salarié. "La qualité de journaliste professionnel de notre salarié avait été également remise en cause par le ministère public, du prétexte que Mathieu Hutin n'avait présenté aux gendarmes qu'un contrat de travail de rédacteur en chef et non une carte de presse", note la radio H2O. 

Le ministère public avait requis 200 euros d'amende pour les deux journalistes, qui assuraient, pour leur part, n'avoir fait que leur travail de reporter en suivant les activistes. Ces militants avaient ensuite déployé des banderoles sur le tarmac. Mathieu Hutin avait diffusé en direct une vidéo de cette manifestation via Facebook.

 

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