Coronavirus : le trafic du Léman Express reprend dès lundi, et inquiète les syndicats

Des cas avérés de Covid-19 avaient entraîné une mise en quatorzaine du pôle de régulation d'Annemasse, quatorzaine qui arrive à son terme. Sud-Rail appelle les salariés à faire valoir leur droit de retrait s'ils ne s'estiment pas en sécurité, tandis que la SNCF défend une mission de service public.
La liaison ferroviaire entre la Haute-Savoie et la Suisse, dite Léman Express, va reprendre ce lundi 6 avril. Il avait été remplacé par des bus le temps de la quatorzaine du pôle de régulation d'Annemasse, touché par des cas avérés de Covid-19, a-t-on appris de sources concordantes.

Cette reprise du trafic des trains inquiète Sud-Rail qui rappelle que le département, touché assez tôt par l'épidémie au coronavirus, n'a pas atteint son pic épidémique. Le syndicat "appelle les salariés à faire valoir leur droit de retrait s'ils ne se sentent pas en sécurité".
 
"Il y a une contradiction à nous dire de venir travailler sans prendre les transports en commun... pour assurer du transport collectif. On ne parle pas des TGV médicalisés ni du fret alimentaire, évidemment", a déclaré à l'AFP Philippe Gauthier, représentant Sud-Rail à Annemasse.
 

"La priorité absolue est la sécurité des voyageurs"


Pour la direction régionale de la SNCF, "la quatorzaine est finie, la reprise de la circulation TER entre Annemasse et la partie suisse du Léman Express, qui avait été jusque là remplacée par un service d'autocars, sera assurée par des conducteurs suisses de CFF qui assurent la desserte, même en temps normal".

"La priorité absolue est la sécurité des voyageurs et des collaborateurs. Pour le Leman Express, ça a été mis en application quand il y a eu des cas, on n'a pas hésité", a rappelé à l'AFP la direction.

Et de souligner que la SNCF est "au service de l'Etat pour les missions de service public (...) On essaie de maintenir des liaisons pour les gens qui doivent travailler et on sait que les hôpitaux universitaires de Genève emploient beaucoup de travailleurs frontaliers". "La posture n'a jamais été d'arrêter tous les transports".


 
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