Atterrissage d'un avion de tourisme au pied du Mont-Blanc : le maire de Chamonix porte plainte

Le Mont-Blanc. Photo d'illustration. / © Vincent Isore / Max PPP
Le Mont-Blanc. Photo d'illustration. / © Vincent Isore / Max PPP

Le maire de Chamonix-Mont-Blanc a décidé de porter plainte ce jeudi 20 juin contre les auteurs de l' "atterrissage sauvage" de mardi. Un avion de tourisme s'était posé au pied du Mont-Blanc, une pratique interdite et dangereuse.

Par Aurélia Abdelbost

Le maire de Chamonix-Mont-Blanc a décidé de donner suite après l' "atterrissage sauvage" d'un avion de tourisme au pied du toit de l'Europe, mardi 18 juin. La mairie a décidé porter plainte contre les auteurs "pour infraction caractérisée au code de l'environnement et à la législation attachée au Site Classé du Massif du Mont Blanc", indique-t-elle dans un communiqué.
 

L'avion s'est posé mardi à 4450 mètres d'altitude, sur la pente nord/nord-est du Mont-Blanc, les occupants souhaitaient certainement entreprendre l'ascension du Mont-Blanc. C'est un hélicoptère du PGHM effectuant un vol de surveillance du massif qui a repéré l'appareil.

 

"Actualiser l’arsenal juridique"

Le maire de Chamonix, Eric Fournier avait immédiatement condamné la pratique. "Il apparaît néanmoins que cette infraction met en évidence la nécessité d'actualiser l’arsenal juridique et réglementaire (le dernier arrêté préfectoral sur le sujet remonte à 1965!) afin de prévenir et de dissuader la répétition de ce type de provocation et de cette atteinte manifeste à un cadre naturel remarquable", ajoute le maire ce jeudi.
 

Ce dernier souhaite que les pratiques aériennes comme le "touch and go" ou "l’atterrissage à des fins de loisir sur les glaciers d’Argentière et du Tour par exemple" soient interdites. Et demande qu'une concertation soit organisée par le Préfet de la Haute-Savoie pour définir les modalités concrètes d’application de ces futures dispositions.
 

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