Permis pour gravir le Mont-Blanc : "la montagne doit rester un espace de liberté" pour le maire de Chamonix

Les permis vont bien être mis en place l'été prochain, mais ne font pas l'unanimité. Notamment pour le maire de Chamonix, Eric Fournier, jamais consulté, bien que sa commune gère aussi des voies d'accès au Mont-Blanc.
La Petite Aiguille Verte, le 10 août 2018, dans le massif du Mont-Blanc
La Petite Aiguille Verte, le 10 août 2018, dans le massif du Mont-Blanc © GUILLAUME SOUVANT / AFP
Sa principale inquiétude ? Que la fréquentation se reporte sur la voie des Trois Monts, sur le territoire de Chamonix. "Je regrette l'absence de concertation, nous n'avons pas du tout été consultés quant à la mise en place de ce dispositif", déplore-t-il. D'autant plus que sur le versant chamoniard, la voix est beaucoup plus technique. "Elle peut engendrer des difficultés et générer une accidentologie largement supérieure. De cela, il aurait fallu parler avant."
 
Après l'annonce d'un quota journalier de 214 personnes sur la voie normale, Eric Fournier reste sceptique sur la faisabilité. Il se demande comment il est possible "de mettre un gendarme derrière chaque piton rocheux. La montagne doit rester un espace de liberté. On arrivera jamais à réglementer le reste de la montagne."
 
L'origine du problème vient, pour Eric Fournier, de la "banalisation" de la voie normale du Mont-Blanc partant de Saint-Gervais, commune de Jean-Marc Peillex. "Les gens qui fréquentent la voie normale ne sont pas des alpinistes. Ils ont une absence totale de culture montagnarde. Ce sont des problèmes d'incivilité. On a banalisé malheureusement la voie normale avec des équipements qu'il n'aurait peut-être pas fallu mettre."

Cependant, il ne nie pas les difficultés de la voie normale. "Il est normal de trouver des modalités de traitement. Je suis d'accord."
 


 
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