Evian-Thonon-Gaillard rate encore le coche face à Montpellier

Ce samedi 1er novembre, ETG s'est incliné 2 à 0 face à Montpellier. Pendant la rencontre, c'est l'attaquant montpelliérain Kevin Bérigaud qui a ouvert le score contre son club formateur. 

Kévin Bérigaud (à droite) a ouvert le score sur une tête piquée.
Kévin Bérigaud (à droite) a ouvert le score sur une tête piquée. © AFP
Et de quatre défaites d'affilée pour Evian-Thonon-Gaillard! La 3e en championnat. Du coup, le club haut-savoyard pointe désormais à la dernière place du classement après un match ponctué d'un premier but marqué par Bérigaud, puis par celui d'Anthony Mounier.

En résumé

Si la première mi-temps s'est avérée ennuyeuse et fermée, l'équipe de Montpellier a su trouver la faille sur la seconde occasion. Un centre du latéral Siaka Tiéné a permis à l'attaquant Bérigaud de marquer d'une tête piquée, face au gardien Benjamin Leroy. Le but de l'ancien haut-savoyard a ouvert le champ à plusieurs occasions: Bérigaud (39e), Sanson (40e,43e) puis une tête de Mounier qui a failli passer, avant que Leroy ne soit sauvé par le défenseur Cédric Cambon.

Les entrées de Ninkovic puis de Bénézet, d'ETG, n'ont pas réussi à inquiéter le gardien montpelliérain. Pendant ce temps, l'adversaire d'Evian-Thonon-Gaillard jouait sans s'affoler, en maîtrisant le milieu. Après plusieurs centres de Sanson gâchés (65e et 75e), Mounier est parvenu a concrétiser sur celui de Jonas Martin à une minute de la fin. Score final, 2-0.

Les réactions

Pascal Dupraz (entraîneur d'ETG): "Nous avons perdu deux à zéro. Il n'y a eu aucune situation dangereuse jusqu'à la 30e minute avant de prendre un premier but. Ce but change la donne. Ensuite, on fait preuve d'une certaine stérilité malgré notre bonne volonté. Si on avait affiché les mêmes dispositions d'esprit que lors de ce match, on aurait davantage de points. J'ai senti l'équipe révoltée, au point que les joueurs se sont mis des coups de tête. Maintenant, il va falloir que l'on mette des coups de tronche dans le ballon et plus entre nous. Certes la situation est préoccupante mais pas désespérée. Comme on a six heures de bus, les joueurs auront le temps, entre deux textos, de méditer sur la beauté de notre métier. Pour cela, il faut s'accrocher davantage pour s'y maintenir une 5e année. La frustration tient à la défaite. Je proscris la défaite, mais je suis l'entraîneur qui perd le plus puisqu'on est 20e. J'ai une part de responsabilité. Un bon entraîneur est inspiré, pour ma part je manque d'inspiration. J'ai fait des choix logiques, mais pas forcément forts. Quand un joueur est en difficulté, mon rôle est le remplacer et de faire en sorte que son suppléant prouve qu'il peut jouer. Je reste droit dans mes bottes et je me dis qu'il y a de l'espoir. C'est tellement sympathique de déjouer les pronostics. Les joueurs doivent tirer l'équipe vers le haut. Pour cela, ils doivent faire preuve de caractère."

 

Rolland Courbis (entraîneur de Montpellier): "On a joué un match pas facile à préparer pour le staff, pas facile à jouer pour les joueurs, pas facile à jouer sur cette pelouse. Je profite de le dire car nous avons gagné. Malgré cette pelouse, malgré le travail des jardiniers, nous avons joué sur une pelouse, qui est tout sauf une pelouse pour jouer au football. Malgré tout, Nous avons réussi avec beaucoup de bonne volonté à construire quelque actions pour en concrétiser une dans un premier temps, puis une autre pour faire le break. Quand on a raté deux ou trois fois le break, je me suis dit que l'on allait se faire égaliser à la 92e minute. J'ai pu voir comment un entraîneur peut être heureux quand il marque un but à la 92e minute. En plus, après les cinq bosses prises sur la tête à Lyon, cela nous permet de mettre notre goal-average à zéro. Avec des victoires devant les copains que sont Metz, Lorient, Guingamp et Evian, nous sommes sur le podium du Top 13. Nous ne sommes toujours pas près de la 18e place. Dans une période où on n'est pas en confiance, on joue sur un terrain comme ça, on fait avec. D'ici trois semaines, et le match face à Toulouse, il y aura une amélioration de cette pelouse. Cela va lui faire du bien à Bérigaud, mais à nous aussi. Tant mieux pour lui. Jouer attaquant n'est pas facile. C'est difficile de s'adapter lors de la première saison. Je fais preuve d'indulgence pour Bérigaud et Barrios. Je vais continuer à en avoir. Après douze journées, nos attaquants font un départ moyen. On fera un premier bilan en décembre, puis en mai. On a 17 points en douze journées, il y a mieux, mais il y a pire."

Jonas Martin (milieu de terrain de Montpellier): "Il nous fallait absolument les trois points après trois revers. Ce que nous avons réussi à faire. Nous avons fait une bonne première période, pleine d'intensité, sur une terrain difficile à jouer. Cela aurait été mieux si nous avions pu doubler la mise avant la mi-temps. Nous avons fait le dos rond en seconde période, nous avons un peu reculé. Nous avons réussi à mettre le second but sur la fin. Pour assurer le principal, les trois points. Nous n'avons pas pris de buts, c'est plutôt une bonne soirée. Kevin Bérigaud avait besoin de ce but pour la suite du championnat. Il met un beau but sur un bon centre. Cela va lui faire du bien. Ce n'est probablement pas le dernier."

Kevin Bérigaud (attaquant de Montpellier): "Je n'avais pas de pression. Je savais que cela allait arriver. Cela arrive dans ce match face à Evian. Je suis avant tout content que l'on ait gagné. J'attendais ce but, mais je ne mettais pas la pression. Il fallait un temps d'adaptation, autant pour moi que pour Lucas Barrios. Dans ce match, cela s'est plutôt bien passé pour nous deux Si on continue comme ça, cela va aller de mieux en mieux. "
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