Haute-Savoie : l'hôpital de Rumilly cherche d'urgence aides-soignantes et infirmières pour lutter contre la Covid-19

Exposé à la Covid-19 ou fatigué par les cadences imposées par la deuxième vague de l'épidémie, le personnel de l'hôpital de Rumilly en Haute-Savoie est en tension extrême. La direction de l'hôpital a lancé ce lundi 23 novembre un appel à renforts.
Unité Covid-19 à Bordeaux, image d'illustration.
Unité Covid-19 à Bordeaux, image d'illustration. © Luc Nobout/MaxPPP
Hôpital cherche renforts urgemment. Le centre hospitalier de Rumilly, en Haute-Savoie, a lancé ce lundi 23 novembre un appel à l'aide. Pour assurer la continuité et la qualité des soins, alors que le département est frappé de plein fouet par la deuxième vague de Covid-19, l'établissement cherche à recruter pour de courtes missions des aides-soignantes et des infirmières.

"Ca peut être pour un, deux, quatre jours ou plus, ça peut être de jour ou de nuit, pendant 7 ou 12 heures par jour", plaide Véronique Robin, directrice du CH. Dans l'idéal, elle aimerait pouvoir embaucher "deux ou trois infirmières" diplômées d'Etat, jusqu'à ce que la situation critique actuelle prenne fin. Un horizon que la directrice voit se dessiner d'ici "dix ou quinze jours".

En attendant, l'hôpital souffre de l'épidémie. Ainsi, "par rapport à la première vague, nos personnels sont beaucoup plus contaminés depuis octobre", rapporte Véronique Robin. Si bien qu'une cinquantaine de soignants, aides-soignants et infirmiers ont été touchés par le virus en un mois et demi, sur un effectif total de 412 personnes, "pour des arrêts d'une ou deux semaines". 

 

Une fatigue chronique du personnel


Pour continuer d'assurer la prise en charge des malades, le travail a été rattrapé par des congés supprimés, des heures supplémentaires et des temps partiels passés temps pleins. Résultat aujourd'hui : "Le personnel est très sollicité, fatigué", et la direction note de plus en plus d'arrêts pour cause de fatigue. "On réfléchit à une prise en charge psychologique post-crise."
 
Depuis lundi 16 novembre, cinq étudiants infirmiers sont venus prêter main forte aux personnels du CH de Rumilly en tant qu'aides-soignants. Un "vrai bol d'air", estime Véronique Robin, mais qui reste insuffisant.

D'autant que l'établissement a réduit ses activités générales, et a ainsi fermé dix lits non-Covid depuis une dizaine de jours, pour permettre aux patients Covid-19 d'être bien soignés malgré le manque de personnels. 
 
L'hôpital se dit prêt à mettre à disposition de soignants et aides-soignants, intéressés par l'offre de recrutement, des studios proches du centre-ville de Rumilly, appartenant au patrimoine de l'établissement.

Pour tous renseignements ou candidatures, le secrétariat de la direction des soins est joignable au 04 50 01 80 14 ou par courriel à direction@ch-rumilly.fr.
 
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