Haute-Savoie : une pétition en ligne pour sauver les deux coqs de Saint-Sylvestre

© AH / France 3 Alpes
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Un habitant de la petite commune rurale de Saint-Sylvestre, en Haute-Savoie, a décidé de faire appel après avoir été condamné par le tribunal d’Annecy pour les nuisances sonores provoquées par ses deux coqs. Pour le soutenir, ses amis ont lancé une pétition en ligne.
 

Par AH


Une pétition a été lancée sur internet pour soutenir Daniel Bauquis, un habitant de la commune de Saint-Sylvestre, en Haute-Savoie. Il a décidé de faire appel après avoir été lourdement condamné pour les nuisances sonores provoquées par ses deux coqs.
 

Quand nous avions rencontré Daniel Bauquis pour la première fois début septembre, il était complètement dépité.

La justice venait de le condamner à payer plus de 4.000 euros d’amende et de dommages et intérêts à un couple de voisins gêné par les chants de ses coqs. Il était également sommé de faire taire les volatiles au plus vite.

A l’époque, il hésitait à faire appel.

Encouragé par les trois frères Fontaine, ses amis du village d’à côté, il a finalement lancé la procédure.

Une pétition lancée


Michel Fontaine, l'un des trois frères, a lancé une pétition sur internet : Sauvons les deux coqs de St Sylvestre.

Elle a reçu en quelques jours plus d’un millier de signatures.

"Personnellement, je ne m’attendais pas à un fourbi comme ça" nous a confié Daniel au téléphone, touché par les marques de sympathie et de soutien qu'il reçoit depuis que l'affaire a été médiatisée.

Daniel repart donc au combat pour ses coqs.

Il espère qu'en appel, le juge se montrera plus tolérant et que l’affaire du coq Maurice fera jurisprudence. Le coq Maurice sur l’île d’Oléron, jugé pour nuisances sonores, avait finalement obtenu le droit de chanter.
 

Le soutien du maire


Le maire de la commune, Pierre Froelig, ne décolère pas : "Il y en a assez de ces histoires. Il faut que les gens qui viennent s’installer se rendent compte que l’on est à la campagne !" 

Il aimerait pourvoir prendre un arrêté pour défendre le droit des animaux à la campagne mais ce n’est pas si simple. "Il faut que je vois avec la préfecture dans quelle mesure on peut le faire" nous a-t-il confié.
 

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