VIDEO. Le funambule de l'extrême Nathan Paulin s'attaque au record du monde de highline au Mont-Saint-Michel

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Écrit par Sylvia Bouhadra avec Marie-Charlotte Perrier

Les 24, 25 et 26 mai, le funambule Nathan Paulin va tenter de battre le record du monde de la plus longue traversée sur un fil au Mont-Saint-Michel. Il marchera à 95 mètres de hauteur.

Le funambule de 28 ans, originaire de Haute-Savoie, se lance un nouveau défi, lui qui détient déjà une dizaine de records mondiaux. Nathan Paulin va tenter de décrocher un nouveau record de highline et cette fois, au Mont-Saint-Michel. Il se donne trois jours pour réussir. Son premier essai a lieu ce mardi 24 mai à 17 heures.

"Le Mont Saint-Michel est né à la suite d’un songe, nous allons y dessiner un rêve sur 2 200 mètres", partage-t-il sur les réseaux sociaux.

Il marchera 2 200 mètres sur une sangle de 20 mm tendue au-dessus de la baie du Mont-Saint-Michel, à 95 mètres de haut.

Un dispositif exceptionnel

Le Haut-Savoyard tente de battre le record du monde de la plus longue traversée sur un fil. À cette occasion, un dispositif exceptionnel se met en place. Une grue mobile de 114 mètres de hauteur et de 160 tonnes a été installée lundi 23 mai, près du barrage de Couesnon, d’où Nathan Paulin partira avant de rejoindre l’abbaye du Mont-Saint-Michel.

De la peur du vide aux records mondiaux

Nathan Paulin est un habitué des défis extrêmes. Au-dessus des lagons, depuis le Pain de Sucre à Rio ou entre deux gratte-ciel, il parcourt le monde et gagne sa vie grâce à ses prestations spectaculaires. Sa plus grande traversée jusqu’ici s’est établie sur 1 662 mètres de distance, à 300 mètres de hauteur, dans le Cirque de Navacelles dans le Gard en 2017. La même année, il parcourt les 670 mètres séparant la Tour Eiffel du Trocadéro à 70 mètres de haut.

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Portrait de Nathan Paulin ©FTV

Enfant, le spécialiste de la highline avait le vertige : "La peur du vide était là comme un barrage. La motivation d’aller explorer ces lieux, de passer du temps dans les airs, dans ces beaux endroits, a pris le dessus", confiait-il début mai. "C’est une pratique où l’on peut tout imaginer. J’ai commencé en montagne, aujourd’hui, je le fais en ville, sur la Tour Eiffel, sur des théâtres… Tant que c’est en sécurité, je n’ai pas de limites".