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Pays du Mont-Blanc: une nouvelle poche d'eau au Glacier de Tête Rousse à Saint-Gervais (Haute-Savoie)

© France 3 Alpes
© France 3 Alpes

La découverte d'une nouvelle poche d'eau, en amont du Glacier de Tête Rousse, est en passe de raviver les craintes dans la vallée de Saint-Gervais. Le site est jugé sensible depuis la catastrophe de 1892, date à laquelle 175 personnes avaient péri. 

Par Franck Grassaud

A 3200 mètres d'altitude, au pied du Mont-Blanc, le Glacier de Tête Rousse est un géant qui inquiète. Dans ses entrailles, il y a de l'eau. Au XIXe siècle, la rupture d'une poche avait engendré une vague d'eau, de terre, d'arbres et de pierres. Une vague meurtrière dans la vallée de Saint-Gervais.

 / © Depuis, on a placé le glacier sous surveillance. En 2007, des chercheurs ont lancé une première alerte, on soupçonnait alors la présence d'une nouvelle poche à 75 mètres de profondeur. En 2010, la poche sous-glaciaire était enfin localisée. Sa contenance faisait craindre le pire: 65.000m3!

Pour réduire le risque d'inondation dans la vallée, les opérations de pompage ont alors débuté. En l'espace de 5 ans, le volume d'eau présent dans la cavité a été ramené à 10.000m3. Si le danger a été considérablement réduit, la découverte d'une nouvelle poche, en amont de Tête Rousse, interroge à nouveau. Selon les premières estimations, le volume d'eau serait compris entre 20.000 et 35.000m3! Les mesures estivales pratiquées par des scientifiques devraient permettre d'en savoir plus. 

Reportage Yoann Etienne et Jordan Guéant 
Une nouvelle poche au glacier Tête Rousse
Intervenants : Emmanuel Thibert, Laboratoire IRSTEA; Jean-Marc Peillex, Maire de Saint Gervais

Les poches du Glacier de Tête Rousse, une histoire sans fin?! Le maire de Saint-Gervais aimerait aujourd'hui qu'on se penche sérieusement sur le problème: "la solution, c'est de percer comme l'avaient fait les anciens dans les années 1900. Mais quand on connaît les difficultés financières de l'Etat en ce moment, j'imagine que ce n'est pas une priorité."

Jusqu'à présent, la surveillance et les opérations de pompage ont déjà coûté près de 6 millions d'euros.

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