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Sur le Léman, les nouveaux bateaux Thonon-Lausanne toujours dans le collimateur des travailleurs frontaliers

Un des "nouveaux" bateaux utilisés pour la traversée Thonon-Lausanne / © www.bateaux-du-leman.ch
Un des "nouveaux" bateaux utilisés pour la traversée Thonon-Lausanne / © www.bateaux-du-leman.ch

Depuis début avril, les Haut-Savoyards qui travaillent en Suisse ont vu leur quotidien bouleversé avec les nouveaux bateaux de la ligne Thonon-Lausanne. Ils vont beaucoup moins vite.

Par Franck Grassaud

"Du fair-play, s'il vous plaît", clamait un prospectus de la Compagnie Générale de Navigation tant la tension était importante entre passagers et salariés de la CGN au début du mois d'avril. Depuis, la situation est moins explosive, même si les problèmes demeurent pour les travailleurs frontaliers. 

Sur cette ligne lacustre, il fallait jusqu'à présent 27 minutes pour faire la traversée. Depuis le 8 avril, les navettes ont été remplacées à certains horaires par des bateaux. Il s'agissait de répondre à la demande de plus en plus importante et au coût de plus en plus lourd. En presque quatre ans, le nombre de passagers par mois est passé de 4000 à 14.000, obligeant la CGN à doubler les liaisons aux heures de pointe.

Une navette ayant une capacité de 120 personnes assises, la Compagnie est passée au stade supérieur avec des bateaux de 700 places. Problème, ces bateaux ne mettent plus 27 minutes mais 50.

Les travailleurs frontaliers et les navettes
Intervenant : Jean Denais, Maire UMP de Thonon

 

La Suisse finance à 80%


Pour l'heure, il n'est pas question de changer quoique ce soit, la solution trouvée semble la moins mauvaise dit-on de part et d'autre du Léman. D'autant que cette ligne est très subventionnée car elle n'est toujours pas rentable. Ces subventions sont couvertes à hauteur de 80% par la Suisse et 20% par la France.

Pascal Audouin, un passager qui avait alerté les médias en avril, relevait: "commercialement, quand on ne peut pas remplir ses obligations, n'est-il pas plus sage d'accepter qu’une autre compagnie puisse s'installer sur le lac Léman. La situation de monopole qu'a vécue la CGN toutes ces années ne peut plus être". 

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