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Les Françaises ratent aussi la médaille de bronze

En football féminin, les Francaises, dont quatorze sont rhône-alpines, ratent aussi la médaille de bronze

Les footballeuses françaises ont une fois de plus montré à quel point elles pouvaient dominer un match … sans jamais le gagner. Elles en avaient déjà fait la cruelle démonstration contre le Japon (1/2), le funeste scénario s’est répété contre le Canada (0/1) alors qu’elles disputaient la médaille de bronze du tournoi olympique.

La partie débute mollement. Pas d’actions significatives jusqu’à la dixième minute moment où Luisa Nécib tente un premier corner. Coup de pied arrêté côté gauche,  la balle est repoussée par Schmitt que l’on retrouvera partout sur le chemin des françaises.
Les canadiennes enchaînent : Sinclair tente à son tour  une frappe qui survole le but de Bouhaddi. Avertissement sans frais mais les fautes de marquage dans le camp français transparaissent à cette occasion.

Après 30 minutes, les deux équipes sont toujours à égalité et se partagent équitablement le ballon. On les sent éprouvées physiquement par les matches précédents, incapables d’impulser une vraie dynamique de jeu. Elles rentrent au vestiaire sans avoir pu se départager (0/0).

Des françaises dominatrices

La seconde période est menée tout autrement, « tambour battant » par les bleues.

Deux minutes après le début de la deuxième période, Marie Laure Delie tente sa chance des 25 mètres .La balle n’est pas cadrée mais l’intention est là.
Une minute plus tard , Luisa Nécib vise à son tour mais Mac Leod est toujours là. Sur un  corner, nouvelle tentative de « Ziza », déviée par Mac Leod mais du bout des doigts et sur la ligne. Il s’en est fallu d’un rien.

Eugénie Le Sommer fait son entrée. Les françaises s’activent autour dans le camp canadien, 62 % de possession de balle. Les shoots s’enchaînent : Encore Nécib, puis Le Sommer mais leurs balles viennent rebondir sur le poteau canadien puis sur la transversale. On sent les françaises sur le point de marquer.
Mais après 70 minutes de jeu et 21 tirs au but dont 4 cadrés toujours rien. 

Dans le camp français, on sent déjà  poindre le syndrome « japonais », celui qui avait vu l’impuissance des bleues malgré une évidente domination :Les occasions se multiplient et c’est à peine croyable , sans jamais se concrétiser.


Et l’inéluctable se produit

Dernière minute de match : On joue les arrêts de jeu. Les canadiennes, qui n’avaient eu jusque là que de rares occasions de marquer, filent vers le but français.
Dernière action : Diana Matheson ajuste son tir, seule devant Sarah Bouhhadi .Elle achève la France.
C’est une mauvais scénario qui se répète. Et l’on imagine bien qu’au delà de la déception, il faudra bien quelque part en tirer les enseignements : La France a non seulement manqué « sa » finale olympique mais elle a aussi raté sa « petite finale »,  celle qui devait lui valoir une légitime  médaille de bronze.
A ce stade de la  compétition, on peut dire ce que l’on veut, mais ce n’est pas que de la malchance. 

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