FerroPem : les salariés des Clavaux entre attente et soulagement, après un possible accord pour préserver les emplois

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Écrit par Antoine Belhassen
Le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) engagé sur le site de Clavaux (Isère) a été levé.
Le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) engagé sur le site de Clavaux (Isère) a été levé. © FTV

Le gouvernement et la direction de FerroGlobe auraient trouvé un accord pour préserver les 122 emplois de l'usine FerroPem des Clavaux, en Isère, selon une information du JDD publiée dimanche 17 octobre. Les salariés sont soulagés, mais attendent des annonces concrètes.

Les salariés de l'usine FerroPem des Clavaux, à Livet-et-Gavet (Isère), sont arrivés au travail, ce lundi 18 octobre, avec un léger poids en moins. Menacée d'une restructuration depuis mars dernier, l'usine iséroise aurait pu voir ses 122 employés mettre la clé sous la porte. Ou plutôt sous son large portail gris. Mais, d'après une information du JDD publiée ce dimanche 17 octobre, le gouvernement et la direction générale de FerroGlobe auraient trouvé un accord pour maintenir l'activité du site.

"Il y a un certain soulagement. On se dit que le gouvernement est derrière nous. Ça fait plaisir parce que l'on s'est sentis délaissés au début. Il y a peut-être une lueur d'espoir", réagit Gloria Bayane, secrétaire de direction aux Clavaux.

D'autant plus qu'il s'agit de la dernière grosse entreprise dans la vallée de la Romanche : "C'est important de préserver les emplois, on a des familles, des amis ici. C'est notre travail qui fait en sorte que l'on peut vivre correctement. Mais ce combat, ce n'est pas que ça : on veut préserver notre environnement, nos proches. Personnellement, je n'ai pas envie de quitter tout ça. Je me sens chez moi ici. Quand je vais au travail, je me sens bien."

 

"Faire parler nos 120 ans d'expérience"

C'est un soulagement pour beaucoup de salariés. Mais aussi une preuve que leur travail et leurs compétences ont été reconnus : "L'argument de manque de compétitivité n'était pas recevable parce que l'on connaît nos forces. On savait qu'on avait des lacunes par le passé, on les a mesurées, on a alerté notre direction pour changer notre gestion. On savait que c'était un problème technique au niveau de la gestion de nos fours. Ce n'était pas un problème au niveau du personnel. Aujourd'hui, on a mené un combat, on sait que nous sommes de nouveau compétitifs", s'enthousiasme Sébastien Manca, responsable des produits finis.

"L'idée était de faire parler nos 120 ans d'expérience. (...) On connaît nos forces, on a été sur le podium des usines les plus compétitives dans notre domaine pendant plusieurs années. Nous voulions prouver, sans faire grève et sans casser l'outil de travail, que nous étions rentables et compétitifs. Il fallait prouver techniquement que l'on savait faire du silicium à bas coût."

Sébastien Manca, responsable des produits finis.

Du côté des organisations syndicales, la nouvelle est accueillie avec entrain. Mais, désormais, l'annonce officielle se fait attendre : "Des tractions se passent entre la direction générale et le gouvernement. Ces discussions ont commencé il y a un an et demi. Elles piétinent un petit peu, mais on y voit un peu plus clair", témoigne Mourad Moussaoui, délégué central FO chez FerroPem.

"Des problèmes techniques subsistent : le gouvernement veut s'assurer que cette subvention reste allouée aux entreprises de FerroGlobe en France. C'est une aubaine, que le gouvernement vienne nous aider. On ne voudrait pas que, dans trois ou quatre ans, le même problème revienne. Nous comprenons le gouvernement dans ses exigences", conclut-il.

 

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