L'autopsie de la jeune femme découverte dans la Durance sera réalisée à Grenoble

C'est à l'Institut médico-légal de Grenoble que sera réalisée l'autopsie du corps de cette jeune femme, découvert le 9 mai dans la Durance. Le Parquet de Gap n'exclut pas s'il s'agisse d'une migrante. Un appel à témoins a été lancé.

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Illustration © Anne Hédiard
Le corps a été retrouvé à proximité directe d'une prise d'eau du barrage de Prelles sur la commune de Saint-Martin-de-Queyrières, à près de 10 km de la ville de Briançon.

"Cette découverte ne correspond pas à une disparition inquiétante. Pour le moment, nous n'avons aucun élément qui permette d'identifier la personne et donc de dire s'il s'agit d'une personne migrante", a précisé le procureur de la République de Gap, Raphaël Balland.

Une enquête judiciaire a été ouverte par le parquet et confiée à la gendarmerie afin de déterminer les circonstances du décès.

"N'ayant pas en l'état d'éléments susceptibles d'être de nature criminelle, l'enquête a été ouverte du chef de "recherche des causes de la mort", a indiqué le magistrat.

Une autopsie sera réalisée lundi 14 mai à l'institut médico-légal de Grenoble.

"Les empreintes digitales seront exploitées afin de tenter de déterminer l'identité de la personne", a ajouté le procureur, invitant toute personne ayant des informations pouvant permettre de l'identifier à se manifester auprès de la Brigade de gendarmerie de l'Argentière-la-Bessée au 04.92.23.10.20 ou en composant le 17.


Il s'agit d'une jeune femme à la peau noire, mesurant 1 mètre 60, ayant des cheveux longs bruns foncés et tressés. Celle-ci possède une alliance, un anneau fin en argent à l'auriculaire droit ainsi qu'un collier-lacet noir orné d'une pierre bleue. La victime présente également deux anciennes cicatrices sur les épaules, qui peuvent résulter d'une opération.

Depuis un an, les Hautes-Alpes connaissent un afflux de migrants, essentiellement d'Afrique de l'Ouest. En 2016, 315 personnes en situation irrégulière avaient été refoulées vers l'Italie, contre 1.900 en 2017. Ce chiffre se situerait autour de 500 depuis le début de l'année, selon la préfecture.

Des militants d'extrême droite de Génération Identitaire (GI) ont mené dans le département, fin avril, des actions hostiles aux migrants, bloquant notamment le col de l'Echelle pour "veiller à ce qu'aucun clandestin ne puisse rentrer en France" ou menant des patrouilles anti-migrants à la frontière franco-italienne.


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