Coronavirus : les restaurants de Grenoble dans l'incertitude au lendemain de leur fermeture imposée

La France suit ses voisins européens en fermant ses lieux publics. Seuls les commerces présentant un caractère indispensable restent ouverts sur décret ministériel. Ce sont donc les bars, les cinémas, les discothèques qui doivent fermer, mais aussi les restaurants.
Tous les bars et restaurants sont fermés depuis le passage au stade 3 de l'épidémie de coronavirus.
Tous les bars et restaurants sont fermés depuis le passage au stade 3 de l'épidémie de coronavirus. © France 3 Alpes
"Les oignons rouges, qui en veut ?" Dans les cuisines des restaurants grenoblois, les employés se partagent les stocks de nourriture. L'ensemble des commerces de France ne présentant pas de caractère "indispensable" sont fermés depuis le samedi 14 mars à minuit, suite aux déclarations du Premier ministre Edouard Philippe. Le gouvernement veut endiguer la propagation du coronavirus Covid-19 en France, toujours en forte progression.

A Grenoble, les établissements doivent donc décider quoi faire de leurs denrées périssables. "Nos frigos étaient plutôt pleins pour tenir le week-end jusqu'à lundi. Là, ça risque de faire un peu mal", craint Kévin Pirrello, responsable de l'enseigne "La Ferme à Dédé".
 
Habituellement, un dimanche midi, son restaurant accueille une centaine de clients. Mais cette fois, il ne reste que les chaises sur les tables. La fermeture est pour l'instant imposée jusqu'au 15 avril et les propriétaires s'organisent pour assurer un salaire à leurs employés. 

"On nous a donné des consignes, il y aura donc un chômage partiel versé, on fera le complément pour nos CDI. J'espère que ça ne va pas durer longtemps. Pour l'instant je suis inquiète, bien sûr, et j'espère que tout le monde y mettra du sien", témoigne Jacqueline Amirante, propriétaire de ce même restaurant.

 

"Il faut que tout le monde s'y mette"


A Grenoble, beaucoup de restaurants ont baissé le rideau. La livraison et la vente à emporter sont les seules activités encore autorisées dans le secteur de la restauration. C'est le cas des boulangeries, qui ont quand même dû prendre quelques dispositions.

"Les gens ont l'habitude de venir le dimanche pour prendre leur petit déjeuner, se mettre sur la terrasse au soleil et on leur a dit que la terrasse, c'était terminé, raconte Laurence Guillot, vendeuse à dans la boulangerie grenobloise Maison Manival. On a poussé les tables à l'intérieur pour que les gens aient de l'espace et qu'ils se sentent en sécurité."

Des changements que les clients fidèles comprennent et acceptent. "C'est logique, on est au niveau 3, il faut que tout le monde s'y mette", estime l'une d'eux. Seuls quelques rares établissements accueillaient encore du public ce dimanche à Grenoble. Les forces de l'ordre sont passées les voir pour leur demander de fermer.  
 
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