Covid-19 : après les annonces du couvre-feu, la culture à Grenoble oscille entre espoir et résignation

Les acteurs du spectacle vivants et du cinéma se retrouvent dans la tourmente après les annonces du couvre-feu, qui sera effectif à partir de ce samedi 17 octobre. Concernés par la mesure, les acteurs culturels de Grenoble sont dans l'attente.

Les salles de spectacle et les cinémas se retrouvent dans la tourmente après les annonces de couvre-feu.
Les salles de spectacle et les cinémas se retrouvent dans la tourmente après les annonces de couvre-feu. © Yves-Marie Glo/France3 Alpes
Les acteurs du monde de la culture ont appris, ce mercredi 14 octobre au soir devant leur télévision, qu'ils ne pourront plus recevoir de public dès ce samedi soir, après 21 heures.

Le couvre-feu à Grenoble risque de perturber les représentations, les séances de cinéma, les concerts... Les acteurs culturels sont dans le flou. Tous sont dans l'attente des décrets d'application de l'Etat d'urgence sanitaire : "Les salles de spectacle sont des lieux sûrs par rapport à la propagation du virus. Ce ne sont pas des lieux de cluster. Beaucoup moins que les restaurants ou les fêtes privées", se veut rassurant Benoît Thiebergien, directeur général du Centre International des Musiques de Grenoble.

Les concerts continueront dans sa salle, située rue Bayard. Benoît Thiebergien a trouvé une parade provisoire : modifier l'horaire de ses événements : "En général, les concerts commencent à 20 heures. Nous allons les reprogrammer à 19 heures, de façon à ce qu'à 20h30, les gens puissent être sortis."
   

"Les artistes veulent jouer"

Pour beaucoup, le couvre-feu annoncé ce mercredi est un couteau remué dans une plaie. Et, rien ne semble, pour le moment, pouvoir cautériser la blessure. Si ce n'est une réunion avec les organisations représentatives, organisée ce jeudi au ministère de la Culture. Selon les mots d'Emmanuel Macron, des "dispositifs d’accompagnement indispensables aux secteurs du spectacle vivant et du cinéma" sont à l'étude.
 
Laurent Bordes-Pages, directeur de la communication de la salle de théâtre MC2, est plein d'espoir : "Les artistes veulent jouer, le public veut venir : on ne peut pas ne rien faire. On va s'adapter."
 
Après les annonces du couvre-feu, la culture à Grenoble oscille entre espoir et résignation

La direction du MC2 est également prête à modifier ses horaires. Cela est déjà le cas pour le spectacle du comédien Serge Papagalli, ce samedi 17 octobre : "Il est fort probable que l'on fasse la même chose pour les autres dates."

Pour Laurent Bordes-Pages, il est certain que la fréquentation va encore baisser alors "que les consignes sanitaires sont optimales" dans le théâtre : gel hydroalcoolique, masques obligatoires, distances de sécurité et des ouvreurs placent les visiteurs de telle manière à espacer les groupes.

On a pas envie de se laisser abattre. On ne peut pas, des gens dépendent de nous

Laurent Bordes-Pages, membre de la direction du MC2

Après le confinement, le public du MC2 a diminué. Mais, Laurent Bordes-Pages s'est tout de même étonné de voir des salles remplies par 400 ou 500 personnes : "C'est possible de s'en sortir. Grenoble a une tradition culturelle importante. Alors pourquoi ne pas essayer d'atteindre un public nouveau avec ces restrictions ?"
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