COVID-19 : peut-on encore éviter un reconfinement ? Les conseils du professeur Epaulard, du CHU de Grenoble

Alors que la région Rhône-Alpes et l'Isère sont pointées du doigt pour leurs chiffres alarmants de contaminations au coronavirus, le professeur Olivier Epaulard, infectiologue au CHU de Grenoble, en appelle au civisme pour éviter un reconfinement.

 
Le reconfinement guette, en tout cas, il est sur toutes les lèvres, dans toutes les conversations. La région Rhône-Alpes et l'Isère sont en tête des régions où le coronavirus circule le plus et, face à une deuxième vague, les médecins se positionnent sur les mesures à prendre. Au CHU de Grenoble, le professeur Olivier Epaulard, infectiologue au CHU, est très inquiet. 



Le constat


Premier constat, "la deuxième vague est là avec la même force voire plus encore qu'au printemps dernier" constate le praticien hospitalier. Elle concerne l'agglomération grenobloise et tout le territoire, car cette fois-ci, les malades sont pris en charge pas seulement au CHU, mais dans les autres établissements et cliniques du département.

Pourquoi autant de cas en Isère et Rhône-Alpes ? "La dynamique de la transmission est inégale, mais malheureusement, le virus va progresser partout en France", explique Olivier Epaulard.



Faut-il reconfiner ou pas ?


Si l'hypothèse d'un reconfinement général commence à émerger, la France est déjà de fait entrée dans un confinement partiel, puisque deux Français sur trois sont désormais soumis à un couvre-feu nocturne. Depuis vendredi 23 octobre à minuit, cette mesure concerne 54 départements en plus de la Polynésie, soit 46 millions de Français privés de déplacements entre 21 heures et 6 heures du matin. 
    
"Le couvre-feu, c'est un pari risqué (...) si on n'est pas efficace du tout, il faudra confiner, il n'y aura pas d'autres solutions", a averti sur France Info Éric Caumes, chef du service infectiologie de l'hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière à Paris.

Pour le professeur Epaulard, il faut attendre et mesurer les effets du couvre-feu. Si les chiffres ne sont pas bons, il faudra prendre une décision et durcir les mesures de restrictions.



Agir tout de suite !


Mais en attendant, il faut absolument réagir tout de suite selon le médecin : "il faut redoubler d'attention, ne plus faire de réunions familiales, plus d'invitations, rester dans son foyer, si on doit travailler, porter le masque et ne pas manger ensemble ou à la suite des collègues et enfin porter le masque en permanence dès qu'on est avec quelqu'un."
 



 
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