Déconfinement : premiers contrôles du port du masque dans les transports en commun à Grenoble

Le port du masque est devenu obligatoire dans les transports en commun depuis le déconfinement. A Grenoble, des contrôles de police se mettent en place, d'abord préventifs. Mais les premières contraventions pourront rapidement être dressées.

Les premiers contrôles du port du masque ont eu lieu mardi dans les transports publics de Grenoble.
Les premiers contrôles du port du masque ont eu lieu mardi dans les transports publics de Grenoble. © France 3 Alpes
Peu de voyageurs, à bonne distance et portant un masque. Globalement, les mesures sanitaires sont respectées dans les transports en commun de l'agglomération de Grenoble. Depuis le déconfinement, lundi 11 mai, la vie reprend doucement son cours dans la capitale des Alpes. Et pour parer tout relâchement, les forces de police sont sur le pont. Elles vérifient surtout le port du masque obligatoire pour les usagers.

Jusqu'à une vingtaine d'agents peuvent être mobilisés chaque jour, avec une "présence renforcée" en cette première semaine post-confinement. "On est d'abord dans de la prévention afin de bien expliquer aux gens qu'il ne faut pas se relâcher parce qu'il y a le déconfinement, explique le commissaire François Toulouse, chef du service d'intervention, d'aide et d'assistance de proximité de Grenoble. Au contraire, il faut lutter contre la routine et les gestes barrières doivent absolument être appliqués pour que le déconfinement soit réussi, ce qui implique de la discipline et on est là pour la rappeler."

 

"Gilets bleus"


Les forces de l'ordre misent d'abord sur la sensibilisation, mais le non-respect des règles sanitaires sera très vite verbalisé. Tout contrevenant s'expose à une amende de 135 euros. Pour faire de la pédagogie, une centaine de "gilets bleus" sont entrés en action depuis quelques jours. Contrôleurs et intérimaires embauchés spécialement : ces agents sont mobilisés quotidiennement sur le réseau pour informer le public et rappeler les bons gestes.
 
"On remet des masques dans les trams, on rentre dans les rames pour équiper les personnes qui n'en ont pas. Et s'il y a besoin, on aide (les passagers) pour recharger leur carte aux automates. Quand il y a du monde, on leur demande de respecter la distanciation également. On est là surtout pour aider pour informer", résume Sandrine Henriques, agent d'information.

Pendant trois semaines au moins, les "gilets bleus" vont distribuer gratuitement 180 000 masques. Ces opérations auront lieu principalement sur les lignes de transports scolaires et sur les pôles d'échanges majeurs de l'agglomération pour "accompagner les nouvelles règles sanitaires".

 
Déconfinement : premiers contrôles du port du masque dans les transports en commun de Grenoble

 

Transition vers le vélo


"C'est un principe de responsabilité, de solidarité que de protéger son voisin, de se protéger, rappelle Yann Mongaburu, président du Syndicat des mobilités de l'aire grenobloise (SMMAG). Le masque ne remplace pas la distanciation physique, il vient s'ajouter à la neutralisation d'un siège sur deux. Toutes nos équipes de prévention sont là pour vous accompagner, vous livrer les masques."
 
En parallèle, le SMMAG mise sur un essor de la pratique du vélo. Un plan comprenant la création de 18 kilomètres de pistes cyclables provisoires a été mis en place à l'échelle de l'agglomération. "Faire le choix de la marche ou de la bicyclette quand on le peut, c'est aussi faire le choix de laisser de la place à celles et ceux qui n'ont pas d'autre solution que d'utiliser le transport public pour leurs déplacements", estime Yann Mongaburu, espérant une transition des transports en commun vers le vélo pour 100 000 usagers.

 
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