Fusillade place des Géants à Grenoble : un homme gravement blessé

La place des Géants dans le quartier de la Villeneuve à Grenoble a été le théâtre d'une fusillade mercredi 8 août dans la soirée. Atteint de plusieurs balle de gros calibre, un homme a été gravement blessé. Il y aurait une deuxième victime, toujours recherchée à l'heure actuelle.

© Jordan Guéant / France 3 Alpes
Appelés à plusieurs reprises dans la soirée de mercredi 8 août 2018, les sapeurs-pompiers sont intervenus dans la quartier de la Villeneuve un peu vers 20 h 45. Des coups de feu en rafale leur avaient été signalés place des Géants, où de nombreux badauds ont été témoins de la scène.

Épaulés par les policiers pour leur sécurité, les secours ont découvert un homme d'une trentaine d'années atteint de quatre projectiles aux jambes et souffrant d'une blessure à la tête, vraisemblablement un coup de crosse. Il a été transporté en urgence absolue au service de déchocage du CHU de Grenoble. 
 

Une deuxième victime potentielle


Bien connu des services de police, il devrait sa survie à l'intervention d'un témoin qui l'aurait traîné à l'écart, au niveau du numéro 30 de la place. Les agresseurs auraient débarqué vers 20 h 30 dans un véhicule break noir et fait feu sur la victime. La présence d'impacts de balles indique qu'elle a été poursuivie sur plusieurs mètres.

Une deuxième personne aurait été atteinte selon les témoins. Mais on ignore son identité et son état, car elle ne se trouvait plus sur les lieux au moment de l'arrivée des secours. Sa présence à ce moment-là n'est pas entièrement certaine mais, de source policière, il pourrait s'agir du frère de la victime. Il aurait réussi à prendre la fuite et ne serait pas forcément blessé.
 

"Scène de guerre"


Il y avait a priori trois ou quatre assaillants, entièrement équipés de cagoules et de gilets pare-balles. Des armes de gros calibres ont été utilisées : un 9 mm, soit l'équivalent du pistolet automatique possédé par les forces de l'ordre, ainsi qu'une kalachnikov. Les policiers évoquent "une scène de guerre".

A ce stade, les enquêteurs privilégient la thèse du règlement de compte. Des dettes liées au trafic de stupéfiants constitueraient le motif.

L'antenne grenobloise de la DIPJ de Lyon, spécialisée dans la criminalité organisée, a été saisie par le parquet sur ce dossier.

Retrouvez le sujet de Jordan Guéant et Florine Ebbhah

 



 
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