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Grenoble : dégradations de grande ampleur sur le réseau de tramway

"Fraudeurs de toutes les lignes, unissez-vous !" / © France 3 Alpes
"Fraudeurs de toutes les lignes, unissez-vous !" / © France 3 Alpes

De nombreuses dégradations ont été constatées dans la nuit de ce lundi à mardi sur le réseau du tramway grenoblois. Des messages à caractère anarchiste ou incitant à la fraude ont été tagués et de nombreux valideurs ont été mis hors-service.

Par YL

Si vous avez pris le tramway dans l’agglomération grenobloise ce mardi matin, vous avez certainement constaté les dégradations réalisées dans la nuit de ce lundi à mardi sur les abris d'une trentaine de quais des lignes A, B et C, notamment des slogans anarchistes tagués à la bombe à peinture et des messages incitant à la fraude.

"Génération sabotage" / © C. Aubertegret
"Génération sabotage" / © C. Aubertegret

Mais les vandales ont été plus loin en s’attaquant directement aux valideurs à quai, si bien que les usagers étaient dans l’incapacité de valider leur titre de transport sur une grande partie du réseau.

Environ la moitié des machines du réseau ont été mises hors service par un liquide corrosif injecté dans la bouche d’entrée (là où passe le titre de transport). Ce liquide injecté probablement à l’aide de seringues a attaqué les circuits imprimés des valideurs et en a mis un certain nombre hors-service.

L’opération commando a probablement été composée de plusieurs équipes à en juger par le nombre de valideurs dégradés, soit 185. L’expédition nocturne a en outre soigneusement évité les arrêts équipés de caméras de surveillance.

Dégradations sur le réseau TAG à Grenoble
Intervenants : Philippe Chevry Directeur général de la Semitag ; Vincent Drogo Agent de maintenance de la Semitag Equipe : Céline Aubert, Franck Céronie, Virginie Muamba, Philippe Fontaine

Des dégradations coûteuses pour la collectivité

Pas de bip de validation, donc un manque à gagner important pour la SEMITAG, l’exploitant du réseau, et pour la collectivité. Une journée d’exploitation rapporte environ 100 000 euros à l'exploitant. Pour le directeur de la SEMITAG, Philippe Chervy, il s’agit d'actes de "vandalisme organisé".

Ces actes de délinquance ont nécessité l’intervention d’une trentaine d’hommes sur le terrain pour établir les opérations de maintenance et vérifier l’état des valideurs. Le remplacement et la remise en état d’une seule machine peut prendre jusqu’à 6 heures de travail d’après un technicien de l’exploitant. 

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