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Grenoble : les enjeux et les attentes de la visite de Gérard Collomb, le ministre de l'Intérieur

© LUDOVIC MARIN / AFP
© LUDOVIC MARIN / AFP

Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, se rendra à Grenoble, en Isère, ce vendredi 28 septembre 2018. Une visite très attendue et réclamée depuis plusieurs semaines par les élus locaux et les syndicats policiers. 

Par Mai-Linh Nguyen-Stephan

C'est une visite très attendue. Vendredi 28 septembre 2018, le ministre de l'Intérieur se rendra dans l'agglomération de Grenoble, en Isère.

Gérard Collomb doit évoquer le sujet sensible de la sécurité publique dans la capitale des Alpes. Il devra alors faire face aux attentes des élus et aux revendications des syndicats policiers.

« On a l’espoir qu'enfin notre ville soit classée en zone difficile » intervient Valérie Mourier d'Alliance Police.

Car à Grenoble, la délinquance est 53% plus importante que dans les autres villes de même taille. 

Depuis dix ans, le commissariat a pourtant perdu une centaine d'agents, et l'agglomération a été écartée de la Police de sécurité du quotidien (PSQ)
 

Une visite longuement réclamée par les maires de Grenoble, Echirolles et Saint-Martin-D’hères. 

Dans un communiqué commun, ils se félicitent d'avoir été entendu et espèrent que cette visite « permette de répondre aux besoins du bassin de vie en matière de sécurité publique : renforts d’effectifs, Police de Sécurité du Quotidien, allocation de la prime « zone difficile » aux agents de la Police Nationale, etc. »
 

Cet été, le ministre avait pointé le laxisme des élus locaux. 

Dans sa ligne de mire, Eric Piolle, le maire de Grenoble, et ses positions contre la vidéosurveillance. 

Une bataille politique engagée sur les réseaux sociaux, mais qui pourrait prendre fin ce vendredi ? 

« Il pourra constater sur place les efforts que l’on a fait… en matière de sécurité et de prévention, avec les renforcements des effectifs municipaux » explique Renzo Sulli, le maire d’Echirolles.

Police de sécurité du quotidien, renforts humains et reconnaissance de Grenoble en zone difficile, sont donc les revendications d'un commissariat et d'une ville dont les policiers se disent proches du burn-out. 
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