Grenoble : Eric Piolle sera-t-il au second tour de la primaire écologiste ? Réponse ce dimanche à 17h30

La primaire écologiste livre un premier verdict ce dimanche avec l'annonce des résultats du premier tour. Le maire de Grenoble, Eric Piolle, restera-t-il dans la course à la présidentielle ? Réponse en fin d'après-midi.

Qui seront les finalistes de la primaire écologiste ? Quelle dynamique avec un corps électoral de 122.780 personnes ? En début de semaine, à quelques heures de l'ouverture du vote, Eric Piolle avait affirmé qu'il n'envisageait pas la défaite. Le maire de Grenoble, qui a fait plus de 75 déplacements en France pense avoir "tout donné" et estime que "tous les espoirs sont permis". Fin du suspense ce dimanche après-midi avec l'annonce des résultats du premier tour.

 

Un record de participation

Cinq prétendants sont en lice : l'eurodéputé Yannick Jadot, le maire de Grenoble Eric Piolle, l'économiste Sandrine Rousseau, la députée Delphine Batho et l'entrepreneur Jean-Marc Governatori.
Le record de participation pour une primaire écologiste était jusque-là de 32.000 personnes seulement en 2011. Les conjectures habituelles sur la propension des militants écologistes à mettre en échec les favoris (Nicolas Hulot en 2011, Cécile Duflot en 2016) sont balayées par le quadruplement du corps électoral.

 

Fin du suspense à 17 heures

Avantage du vote en ligne, le scrutin, qui a commencé jeudi, sera facile à dépouiller. Après la clôture, à 17 heures, les organisateurs, encore en huis clos, "auront quelques minutes pour se remettre de leurs émotions" à la découverte des résultats, sourit Hélène Hardy, l'un d'entre eux. Ils viendront ensuite les présenter à la presse vers 17h30, au Pavillon des canaux dans le 19e arrondissement de Paris. 

C'est dans ce même lieu que chaque candidat est appelé à prononcer quelques mots, à partir de 18 heures, manière de montrer une famille écologiste plus unie que par le passé. Ce qui n'a pas empêché certains d'organiser leur propre soirée électorale avec leurs soutiens dans Paris.

 

"Tout peut arriver"

"On n'a aucune idée du résultat, vraiment... Tout peut arriver", souffle-t-on dans l'entourage de Yannick Jadot. Fort de son succès aux européennes de 2019, celui-ci jouit du statut de favori et l'élargissement du corps électoral pourrait favoriser sa notoriété.

Dans l'équipe de l'écoféministe Sandrine Rousseau, on se montre "assez confiants pour aller au second tour". "La campagne s'est déroulée comme on le souhaitait, on s'est lancés tôt en octobre dernier parce qu'il y avait du travail, et Sandrine a désormais une très belle visibilité", poursuit-on. L'outsider a émergé médiatiquement lors des Journées d'été à Poitiers, avec notamment un discours très applaudi devant des milliers de militants. Des interventions tranchantes dans les médias au cours des semaines suivantes, au prix de quelques controverses, ont achevé de faire de Sandrine Rousseau une postulante sérieuse au second tour.

De quoi désarçonner le camp Eric Piolle. Le maire de Grenoble était considéré comme le seul rival véritable de Yannick Jadot ces derniers mois. Il a multiplié les déplacements, tissant méticuleusement son réseau de soutiens, élaborant un programme de propositions précises comme l'ISF climatique et la création de 25.000 fermes municipales. Mais Sandrine Rousseau lui dispute désormais le vote des écologistes radicaux, qui attendent du futur président une confrontation avec les marchés financiers pour hâter la transition écologique. Les deux camps se regardent désormais en chiens de faïence. "Il y a plus d'affinités avec les équipes de Jadot, même si c'est une ligne et une façon de faire différentes", confie une lieutenant de Mme Rousseau.

L'ancienne ministre Delphine Batho, qui a su imposer le thème de la "décroissance" dans les débats télévisés, a aussi ses chances. Son principal handicap au départ était de ne pas appartenir à EELV. "Mais les adhérents sont désormais très minoritaires (moins de 14%, NDLR) parmi les votants", se réjouit le député Hubert Julien-Laferrière, un de ses porte-parole.

Sauf énorme surprise, Jean-Marc Governatori et son "écologie au centre" ne devraient pas être en mesure de se qualifier.

Les écologistes saluent tous en choeur une primaire aux débats apaisés, loin du spectacle de division des années 2010. EELV peut se targuer d'une bonne image chez 55% des Français, selon un sondage réalisé par Odoxa-Backbone Consulting pour Le Figaro vendredi. Mais défi pour le candidat qui sera désigné: le parti n'est perçu ni comme "réaliste" (58%) ni comme "crédible" (54%).
 

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