L'incendie d'une antenne-relais autour de Grenoble revendiqué sur un site proche de la mouvance anarcho-libertaire

L'un des trois incendies qui ont endommagé des relais télecoms dans la région de Grenoble dans la nuit du 17 au 18 mai, a été revendiqué sur un site connu pour sa proximité avec la mouvance anarcho-libertaire. L'attaque perturbe depuis les liaisons téléphoniques et la réception de la TNT.
L'émetteur de Haute-Jarrie incendié en Isère.
L'émetteur de Haute-Jarrie incendié en Isère. © Florine Ebbhah - FTV.
Au moins l'une des "attaques" contre des antennes-relais survenues dans la nuit du dimanche 17 au lundi 18 mai en Isère a été revendiquée sur un site connu pour être proche de la mouvance anarcho-libertaire. Trois antennes relais ont été incendiés dans la région de Grenoble. Le caractère "volontaire" avait très vite été confirmé par le parquet.

Comme pour plusieurs des incendies survenus dans l'agglomération de Grenoble ces derniers mois, c'est sur un blog anarcho-libertaire, bien connu des enquêteurs, que l'une des "attaques coordonnées d'antennes-relais", comme ils sont désignés, a été revendiquée ce mardi 19 mai en fin d'après-midi.

"Dans la nuit du 17 au 18 mai 2020, nous avons incendié l'antenne-relais de Haute-Jarrie. Au moins deux autres antennes-relais ont été attaquées simultanément autour de Grenoble", peut-on lire dans la revendication en ligne. Au total trois relais de téléphonie et de télévision ont été endommagés. L'un se situe à Jarrie, un autre à Herbeys, le troisième est situé sur la commune de Seyssinet-Pariset sur le site bien connu de la Tour dans Venin. Ce dernier couvre environ 430 000 personnes pour la TNT et la radio, selon TDF. 

Ce mardi en fin de journée, plusieurs milliers de personnes rencontraient toujours des problèmes de réception pour la téléphonie mobile et pour la télévision.
 
Même si on ne connaît pas précisément le mode opératoire suivi cette fois, ces actes rappellent les nombreux incendies volontaires survenus dans l'agglomération de Grenoble depuis 2017. Plus d'une douzaine d'incendie ont touché des sites comme la gendarmerie de Meylan, la Casemate, les locaux d'Enedis ou encore la radio France Bleu Isère.

"Les antennes-relais figurent parmi tous les intrus qui défigurent les paysages. Elles servent à la communication de masse, bientôt jusque dans les endroits les plus reculés" peut-on encore lire sur la revendication. De nombreux autres faits du même type se sont produits ailleurs en France durant la période de confinement - dans le Gard, le Jura, le Loiret, le Pas-de-Calais ou les Côtes-d'Armor par exemple. Un document expliquant "comment détruire une antenne-relais" a circulé dans le même temps sur des sites internet proches de l'ultra-gauche, tandis que la mouvance lançait des appels à l'action directe. Mais les différentes enquêtes n'ont pas permis, pour l'heure, de confirmer ces suspicions.

Le parquet de Grenoble indiquait ce mardi soir prendre acte de la revendication sans faire plus de commentaires.

 
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