Isère : le service public de covoiturage est officiellement en service à Grenoble, voici comment ça marche

L'inauguration officielle a eu lieu ce lundi 21 septembre. Les usagers peuvent désormais profiter d'un nouveau mode de mobilité à Grenoble et dans son agglomération. Le covoiturage est pour l'instant opérationnel sur six itinéraires, en attendant sa voie réservée sur l'A48. Comment ça marche?

Dix-huit arrêts comme celui-ci jalonnent les six lignes existantes pour l'instant
Dix-huit arrêts comme celui-ci jalonnent les six lignes existantes pour l'instant © France 3 Alpes
Hasard du calendrier ou symbole délibéré? Le coup d'envoi du nouveau dispositif  coïncide avec la Semaine européenne de la mobilité.

Dès ce 21 septembre au matin, les" lignes"de covoiturage sont opérationnelles, avec, comme il se doit, des usagers... masqués.

Alors quelles sont les particularités de ce nouveau mode de transport? D'abord des arrêts dédiés, comme sur les voies de bus et de tram. 18 arrêts au total répartis dans la vallée du Grésivaudan, dans l'agglo, à Voiron et ses alentours.

Ensuite, pas besoin de réserver à l'avance, il suffit d'avoir l'application sur son téléphone. Les conducteurs recevront entre 50 cts et 1 euro pour "mise à disposition de places libres dans leur voiture", plus 1 ou 2 euros supplémentaires par passager, et selon le trajet. 

Ce service sera renforcé à la fin du mois par la mise en fonction d'une voie réservée sur l'A48, une première en France.
  

"Notre objectif est de modifier les comportements d'usage"


"Il ne s'agit pas de faire doublon avec le réseau des transports urbains en commun, mais d'être complémentaire, et de viser à modifier les comportements d'usage des automobilistes"  insiste le président de la SMMAG.

"La plupart du temps, encore aujourd'hui, il n'y a en moyenne qu'une seule personne à bord des voitures particulières. Nous voulons encourager à" mettre en partage sa voiture". C'est aussi l'occasion de faire des économies, pour les passagers, et...pour les conducteurs. On a calculé que ceux-ci pouvaient gagner environ 50 euros par mois, ce n'est pas négligeable" souligne Yann Mongaburu.

Tout récemment élu vice-président en charge du défi climatique à la Métro, il promet "d'aller encore plus plus loin sur le sujet, et de travailler main dans la main avec toutes les intercommunalités".

 
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