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Journée mondiale contre le VIH : mobilisation à Grenoble, ville sans sida d'ici 2030

© Mai-Linh Nguyen-Stephan - France 3 Alpes
© Mai-Linh Nguyen-Stephan - France 3 Alpes

En ce 1er décembre 2017, journée mondiale de lutte contre le sida, la mobilisation contre la maladie ne faiblit pas. Alors que l'on compte 3 000 personnes infectées dans les deux Savoie et l'Isère, Grenoble s'est fixée l'objectif de devenir "ville sans sida" d'ici 2030.

Par France 3 Alpes

"Restez couvert!" Le slogan est affiché en évidence sur le tram grenoblois. Un message qui reste important à marteler en ce 1er décembre, journée mondiale de lutte contre le sida.

Car l'épidémie est toujours d'actualité. En France, on dénombre 6000 contaminations chaque année. En Isère, Savoie et Haute-Savoie, le Comité de coordination régionale de la lutte contre le VIH (COREVIH) de l'arc alpin constate que l'infection continue à progresser.

Les chiffres en Isère, Savoie et Haute-Savoie

  • 77 personnes diagnostiquées en 2016
  • 2600 personnes suivies pour une infection par le VIH
  • 400 personnes probablement infectées sans le savoir

L'invité du 12/13
Olivier Epaulard, infectiologue au CHU Grenoble Alpes - Interview par Pauline Alleau

Objectif ville sans sida en 2030

A Grenoble, la mobilisation pour la journée mondiale de lutte contre le sida est en marche. Distribution de préservatifs masculins et féminins près de l'Hôtel de Ville, projection de rubans rouges sur la tour Perret...

Cette semaine, la capitale des Alpes a adhéré à la Déclaration de Paris. Depuis son lancement le 1er décembre 2014, ce texte de l'OMS a été signé par plus de 250 villes dans le monde. Comme San Fransisco, Paris ou Genève, Grenoble prend l'engagement de devenir "ville sans sida" à l'horizon 2030.

"Ambitieux mais réaliste" selon Olivier Epaulard, infectiologue qui rappelle trois objectifs fixés par l'OMS :
  • pas de nouveaux cas d'infections
  • pas d'évolution vers le stade VIH pour les personnes déjà infectées
  • mettre fin aux discrimations envers les personnes séropositives

Voir le reportage de Nathalie Rapuc, Dominique Bourget et Mélanie Ducret

Intervenants :
Docteur Olivier Epaulard, infectiologue au CHU Grenoble Alpes, Jana Morales, salariée de l'association Aides




 

Une maladie qui provoque défiance et rejet

Un récent sondage CSA pour AIDES montre que si la perception de la maladie est plutôt bienveillante, les personnes séropositives font toujours l'objet de discrimination. 

  • 87% des Français pensent qu'une personne séropositive peut vivre comme tout le monde
  • 78% des Français penses qu'une personne séropositive peut travailler
  • 21% des parents seraient mal à l'aise s'ils apprenaient que l'enseignant de leur enfant est séropositif
  • 16% des Français seraient mal à l'aise si l'un de leur collègue était séropositif

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