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Lycéenne gravement blessée au visage à Grenoble, la famille porte plainte

CRS en intervention hier, mardi 4 décembre 2018, à Grenoble - Photo d'illustration. / © France 3 Alpes.
CRS en intervention hier, mardi 4 décembre 2018, à Grenoble - Photo d'illustration. / © France 3 Alpes.

La famille de la lycéenne blessée ce mardi 4 décembre 2018 à Grenoble a porté plainte. Selon eux, leur fille aurait été touchée par un tir de flash-ball lors d'une manifestation.

Par YG avec AFP.

Les parents d'une lycéenne de Grenoble ont porté plainte après que leur fille a été, selon eux, gravement blessée au visage par un tir de flash-ball au cours d'une manifestation hier, mardi, a-t-on appris ce mercredi 5 décembre 2018 auprès du parquet.

Selon la famille de l'adolescente, qui a témoigné de l'incident au Dauphiné Libéré, la lycéenne âgée de 16 ans aurait été atteinte "par un tir de flash-ball venant d'une unité de CRS" aux prises avec de jeunes manifestants sur un carrefour du centre-ville.

Suite à la déposition du père de la jeune femme mardi soir au commissariat de Grenoble, le parquet a indiqué avoir saisi l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) pour mener une enquête de flagrance et déterminer les circonstances de l'incident. "La jeune fille présente des blessures graves au visage qui vont occasionner une incapacité de travail supérieure à trois mois", a précisé Jean-Yves Coquillat, le procureur de la République de Grenoble.

Scolarisée en classe de première dans un lycée grenoblois, la jeune fille a été hospitalisée mardi soir pour de "sérieuses lésions à la mâchoire inférieure, avec des fractures et des dents cassées", ont précisé ses proches au quotidien régional.

La lycéenne n'a pour l'heure pas pu être entendue mais les enquêteurs devraient auditionner des témoins de la scène prochainement, a précisé le parquet.

Selon le parquet de Grenoble, six mineurs âgés entre 15 et 17 ans ont été interpellés et placés en garde à vue mardi pour des "violences aggravées", au cours d'une journée de manifestations qui a mobilisé 600 lycéens dans l'agglomération.
    
Ce mercredi, quelque 200 lycéens se sont encore rassemblés dans le centre de Grenoble jusqu'à la mi-journée en s'opposant aux forces de l'ordre, qui ont tenté de les disperser en faisant usage de gaz lacrymogène. La journée n'a cette fois donné lieu à aucune interpellation, selon la police.
 

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