De nouvelles permanences de députés LREM taguées à Grenoble et Sallanches

Après celle de Jean-Charles Colas-Roy, c'est au tour des permanences d'Emilie Chalas - dont les locaux ont déjà été "murés" le 14 janvier - et de Xavier Roseren d'être taguées. Les députés LREM sont particulièrement visés par ces dégradations.

Collé sur la vitrine de la permanence de la députée LREM et candidate à la mairie de Grenoble Emilie Chalas, un mur de polystyrène a été érigé dans la nuit du lundi 13 au mardi 14 janvier 2020.
Collé sur la vitrine de la permanence de la députée LREM et candidate à la mairie de Grenoble Emilie Chalas, un mur de polystyrène a été érigé dans la nuit du lundi 13 au mardi 14 janvier 2020. © Dominique Bourget
Ce vendredi 24 janvier, aux alentours de 2h du matin, une personne en train de taguer le local de campagne de la députée LREM de la 3e circonscription de l'Isère, Emilie Chalas, a été interpellée alors qu'elle prenait la fuite par la rue Brocherie, à Grenoble.
 
L'infraction a été repérée via le système de vidéosurveillance. L'auteur des faits avait sur lui une bombe de peinture. Les murs et la vitrine de la permanence étaient cependant déjà marqués d'un "RIFIFI EN MACRONIE[...]" lorsqu'il a été interpellé.


Des dégradations fréquentes des permanences des élus LREM

Ce n'est pas la première fois que les locaux de campagne de la députée et candidate à la mairie de Grenoble subissent des dégradations. Le 14 janvier dernier, ils avaient déjà été "murés" par des plaques de polystyrène sur lesquelles des menaces avaient été inscrites. Ses soutiens avaient également été chahutés lors d'une manifestation contre la réforme des retraites, le 7 décembre.
 
Dans la nuit de mardi à mercredi 22 janvier, la permanence du député de la 6e circonscription de Haute-Savoie sous l'étiquette LREM, Xavier Roseren, située à Sallanches, a elle aussi été taguée. Des messages hostiles à la politique du gouvernement Philippe ont là encore été inscrits à la peinture. "Non à la retraite par points", pouvait-on y lire. L'élu a déposé plainte.
 
D'autres locaux de députés LREM ont également subi des dégradations, notamment celle de Jean-Charles Colas-Roy, député LREM de la 2e circonscription de l'Isère. Des panneaux faisant référence à la Révolution de 1789 ont été collés sur la façade de son local, à Echirolles, vendredi 10 janvier, juste après qu'il a reçu une délégation de la CGT au sujet de la réforme des retraites.
 
Dans un autre registre, des inscriptions racistes ont été taguées sur la façade du local de campagne d'Amin Ben Ali, militant France Insoumise, à Tullins, en Isère, jeudi 16 janvier. Le candidat aux élections municipales a lui aussi déposé plainte.
 
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