Rénovation de la Tour Perret : les travaux se poursuivent pour une ouverture espérée "fin 2025"

La rénovation de la Tour Perret, à Grenoble, se poursuit depuis son lancement au début du mois de novembre. Plusieurs étapes attendent ce chef-d'œuvre en béton armé, avant une réouverture envisagée fin 2025.

La Tour Perret, chef-d'œuvre de béton bâti par l'architecte Auguste Perret, sera "rendue aux Grenoblois" à l'issue de sa rénovation qui devrait s'achever fin 2025, année de son centenaire, a indiqué la municipalité ce jeudi 15 février.

Classée monument historique en 1998 mais interdite au public depuis 1960, la tour de béton armée haute de 95 mètres fait depuis l'automne 2023 l'objet d'importants travaux de rénovation. Un "chantier titanesque de 15,5 millions d'euros" mené en partenariat avec l'Etat (5 millions) et le Département de l'Isère (3 millions), associant scientifiques et entreprises spécialisées.

"L'objectif, c'est la fin de la restauration fin octobre 2025, et ensuite il y a tout le travail scénographique et l'aménagement interne de la tour à réaliser pour pouvoir accueillir le public", a indiqué Valérie Vacchiani, directrice de projet pour la Ville de Grenoble, à l'occasion d'un point d'étape technique. Les travaux de rénovation ont débuté au début du mois de novembre.

"L'objectif de cette restauration est bien évidemment de redonner la tour aux Grenoblois", a-t-elle ajouté, précisant toutefois qu'à ce jour, aucune date d'ouverture prévisionnelle n'a été fixée. Le nombre de visiteurs potentiels par an dans la tour, conçue pour offrir un panorama remarquable sur les massifs montagneux environnants et le parc Paul Mistral à ses pieds, est estimé à entre 40 000 et 50 000. Mais il ne pourra pas dépasser 49 personnes en simultané selon elle.

La tour "pour regarder les montagnes"

Pour l'heure, la tour, dernier vestige de l'Exposition internationale de la Houille Blanche et du Tourisme tenue en 1925 à Grenoble, est entourée d'engins de chantier et de palissades de protection. Les entreprises sélectionnées pour mener les travaux ont commencé à démonter les cabines d'ascenseurs pour les restaurer, démoli la "casquette" (sorte d'auvent circulaire au pied du monument), et entrepris de forer le sol pour renforcer les fondations de la tour, qui accusait un "basculement d'environ 40 cm" à son sommet, ont expliqué les responsables.

Auguste Perret "voulait démontrer les capacités plastiques et structurelles de ce nouveau matériau", le béton, peut-on lire sur le site de la Fondation du Patrimoine, qui a invité le public à participer au projet via une collecte et levé quelque 82 000 euros à ce jour.

"Il a produit une œuvre hors du commun dont les principes constructifs préfigurent le Mouvement moderne en architecture. Cette 'tour pour regarder les montagnes', selon ses propres mots, est l'une de ses rares réalisations parvenues jusqu'à nous dans son état d'origine", souligne la Fondation du patrimoine.