Roybon : la rave party toujours en cours, plus de 350 véhicules contrôlés par les forces de l'ordre

Près de 4000 personnes se sont données rendez-vous dans la nuit de samedi à dimanche en Isère pour une rave party vers l'ancienne ZAD (zone à défendre) de Roybon. Depuis, la commune vit au rythme de cette fête non déclarée. Un important dispositif de gendarmerie a été mis en place.
La rave party a débuté samedi soir près de la ZAD de Roybon, en Isère.
La rave party a débuté samedi soir près de la ZAD de Roybon, en Isère. © D. Borelly

Mauvaise nouvelle pour ce jeune fêtard, qui vient d’être testé positif au cannabis. A l’écart de la rave party, il vient d’être contrôlé par les gendarmes. Son permis lui est aussitôt retiré.

Plus malin, Thomas a attendu de dessoûler pour passer les contrôles. "Il n’y a pas de souci particulier, zéro taux d’alcoolémie, pas de consommation de drogue donc pas de problème !" dédramatise-t-il. 

Comme lui, beaucoup de personnes patientent à proximité du lieu des festivités, à la recherche d’une brèche pour éviter les barrages de la gendarmerie. Dès dimanche, les forces de l’ordre ont déployé un important dispositif pour contrôler les teufeurs.

Au total, 70 véhicules ont fait l’objet de procès-verbaux, les deux tiers pour consommation de stupéfiants.

Pour les habitants de la commune, cette situation est intolérable : "Ils prennent des risques, ils s’en foutent de tout et ils saccagent tout", "ce qu’on ressent, c’est du ras le bol !" s’exclament les habitants rencontrés dans le centre du village.

 

La liberté de faire la fête

Après avoir été jusqu’à 4000 ce week-end, le groupe de teufeurs s’est fortement réduit. Le mot d’ordre pour ces irréductibles : la liberté de faire la fête. "C’est la liberté d’écouter ce qu’on veut et que les artistes puissent faire ce qu’ils veulent. On vient chercher la liberté et le plaisir d’écouter ce qu’on aime" explique un fêtard au micro de France 3 Alpes.

Après deux jours et deux nuits de musique non-stop, le rassemblement devrait s’achever ce lundi soir.

Sur le plan judiciaire, le propriétaire du terrain a déposé plainte. Une enquête a été ouverte pour rassemblement non déclaré.

 

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