Séisme en Turquie et en Syrie : la solidarité s’organise dans la communauté turque de Grenoble

Depuis le tremblement de terre survenu ce lundi 6 février, en Turquie et en Syrie, la solidarité s’organise partout en Isère pour venir en aide aux sinistrés, et notamment au sein de l’association des ouvriers turcs de Grenoble.

"On a fait un appel aux dons auprès de tous nos membres et de toute notre communauté", explique Maksut Kolbasi, le trésorier de l’association des ouvriers turcs de Grenoble. Un appel aux dons financiers effectué juste après le tremblement de terre survenu ce lundi 6 février, en Turquie et en Syrie.

Pour les mettre en place, l'organisme guide ses membres vers des sites sécurisés. "On les oriente plutôt vers le site de l’AFAD qui est l’organisme gestionnaire des crises et des catastrophes en Turquie", précise-t-il. Certains donateurs "viennent ici soit avec leur RIB, soit leur carte bancaire, puis on les aide à faire les dons. Là-bas, ils s’organisent pour acheter des denrées de première nécessité". Selon ce dernier, les dons sont aussi utilisés pour le relogement des sinistrés.

Des dons matériels sont possibles jusqu'au 11 février

Depuis ce mercredi soir, des dons physiques sont aussi réceptionnés. En lien direct avec l’état turc, l’association a attendu de recevoir une liste exhaustive des besoins. Elle récolte des vêtements chauds, des tentes, des réchauds ou des produits d’hygiène.

La récolte va se poursuivre jusqu’au samedi 11 février. La permanence de l’association est ouverte entre 8 heures et 18 heures. Ensuite, "un tri va être fait pour les mettre dans des camions qui vont être transférés à Lyon", décrit Furkan Tanriverdi, bénévole de l’association. À Lyon, ce matériel sera transporté dans un avion-cargo en direction d'Istanbul. Il sera alors réparti dans les zones touchées.

Originaire d’Adana, ville frappée par la catastrophe, deux femmes sont venues le coffre chargé de matériel de puériculture. "Dès qu’on a reçu l’annonce du tremblement de terre, on avait les mains liées, on ne pouvait rien faire, à part aider justement avec des biens", témoigne Durdan Yavuz. "Il y a beaucoup d’enfants qui ont perdu leurs parents […] donc si on peut les aider au minimum, pour nous, c’est important", ajoute Elvan Oral.

"Pour le moment, les gens nous sollicitent beaucoup. Il y a une vraie mobilisation à Grenoble", souligne Maksut Kolbasi, le trésorier de l’association. Il estime à 25 000 euros les dons déjà récoltés par leur plateforme.