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VIDEO. A Grenoble, elles ont couru en hijab pour la “liberté des femmes voilées”

Des dizaines de femmes ont couru pour dénoncer les discriminations dont sont victimes les femmes voilées. / © Alliance Citoyenne / Facebook
Des dizaines de femmes ont couru pour dénoncer les discriminations dont sont victimes les femmes voilées. / © Alliance Citoyenne / Facebook

Dimanche, plusieurs dizaines de femmes ont couru dans les rues de Grenoble pour dénoncer les "humiliations" dont sont victimes les femmes voilées. Piscine, administrations, université : les manifestantes sont passées devant tous les lieux où elles s'estiment discriminées.

Par M.D. avec Vincent Habran et Franck Ceroni

Pour lutter contre les discriminations, les humiliations quotidiennes, des dizaines de femmes ont manifesté de la Bastille à la mairie de Grenoble, ce samedi 6 avril. Beaucoup ont couru vêtues d'un hijab, ce foulard islamique qui couvre les cheveux en laissant le visage apparent. Toutes revendiquent la "liberté des femmes voilées" et le droit de s'habiller comme elles le souhaitent.

C'est le cas de Taous Hammouti à qui on a refusé l'entrée dans une piscine lors d'un examen. "Quand je suis arrivée au bord de la piscine avec mon maillot de bain couvrant, un maître nageur est venu me chasser et je n'ai pas pu passer mon agrément. J'ai été discriminée", dénonce la jeune femme membre de "Alliance Citoyenne", une association née il y a sept ans dans l'agglomération grenobloise.
 
A Grenoble, ces femmes ont couru en hijab pour la "liberté des femmes voilées"

Dans toutes les têtes, une affaire a choqué : le "hijab de running" commercialisé puis retiré de la vente par Décathlon après une polémique. Les manifestantes pointent du doigt certains espaces qui leur sont refusés, comme les piscines ou les salles de sport. Mais aussi les lieux où elles s'estiment mal accueillies comme l'université, la CAF ou Pôle Emploi.
 

"Stop, ça suffit. On est citoyennes françaises, on vote, on paye des impôts mais on ne veut pas de nous sur la place publique. C'est limite chez les médecins, dans le sport, un peu partout, énumère Assia Zarzakh, une manifestante. On préfère nous voir cloîtrées à la maison."
 

Les manifestantes sont passées devant tous ces lieux "où on [les] dévisage" en espérant interpeller les responsables politiques grenoblois sur leur situation. Un mot d'ordre pour les organisatrices de la course : faire entendre "[leur] voix de femmes libres et conscientes, pour la liberté de s’habiller comme on le souhaite".

 

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