VIDÉO. JO 2024 : "Je dois encore montrer que je mérite d'y aller", le triathlète isérois Léo Bergère dans la dernière ligne droite vers Paris

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Rencontre avec Léo Bergère, triathlète grenoblois en route vers les JO de Paris 2024. ©FTV

Le triathlète isérois Léo Bergère va disputer, en ce début du mois de mai, la deuxième étape des Championnats du monde de triathlon (WTCS), avec, en ligne de mire, un ticket pour les Jeux olympiques de Paris 2024.

Alors que la première étape des Championnats du monde de triathlon (WTCS) a été annulée à Abu Dhabi, l'Isérois Léo Bergère s'apprête à reprendre le chemin de la compétition à Yokohama, au Japon. La deuxième épreuve du WTCS pourrait permettre au natif de Pont-de-Beauvoisin de décrocher son ticket pour les Jeux olympiques de Paris 2024. Rencontre dans son nouveau camp de base situé dans le Var.

France 3 Alpes : Vous deviez effectuer votre retour sur le circuit mondial au début du mois de mars à Abu Dhabi, mais la compétition a été annulée à cause des conditions météo. Comment avez-vous réagi à l'annonce de la décision ?

Léo Bergère : C'était un peu les montagnes russes en termes d'émotions. On s'était préparés à cette course, il y avait ce petit stress d'avant le départ, on avait quasiment fait le repas d'avant-course... On était tous prêts, dans les starting blocks.

C'était beaucoup de déception, et d'incompréhension au début. C'était un peu frustrant de s'être déplacé à l'autre bout de la planète pour rien et d'avoir préparé une course très importante dans le processus de qualification olympique.

En 2022, vous avez fini premier du classement général des Championnats du monde, vous avez remporté les Championnats d'Europe. Comment en êtes vous venu au triathlon et jusqu'à ces performances ?

J'ai un peu touché à tout dans ma jeunesse. J'ai toujours eu beaucoup d'énergie et mes parents m'ont toujours encouragé à me dépenser, à faire du sport. Ils m'ont donné le goût de l'effort. J'ai fait pas mal de gymnastique et de voile quand j'étais petit. C'était complètement différent du triathlon, que j'ai commencé vers 12 ou 13 ans.

Ce qui m'a plu, c'était qu'il y avait trois disciplines. Quand un enfant fait trois sports dans la journée, il dort bien le soir. Les parents étaient contents. De fil en aiguille, j'ai progressé et mes objectifs sont devenus de plus en plus importants.

Quelle discipline considérez-vous comme votre point fort ?

J'ai toujours beaucoup de plaisir à faire du vélo. C'est juste génial, on peut vraiment se faire plaisir dans des beaux cols, aller loin, découvrir de nouveaux endroits. Mais j'ai appris à aimer la natation. Je me sens bien dans l'eau. Petit à petit, je me sens aussi comme un vrai coureur. Ce n'est pas encore tout à fait le cas, mais bientôt.

Les triathlètes français obtiennent davantage de résultats ces derniers temps et le public français s'intéresse de plus en plus à ce sport. Que pensez-vous de l'engouement autour du triathlon ?

On ressent vraiment ce gros engouement pour le triathlon. C'est bien retransmis dans les médias quand la saison démarre, avec des formats faciles à regarder pour un public qui n'est pas forcément très spécialiste.

On sent vraiment que la mayonnaise a commencé à prendre, notamment grâce aux résultats des Français.

Léo Bergère.

Sur le Test Event, l'année dernière à Paris, il y avait un monde fou. Sur la Super League de Toulouse aussi, il y avait vraiment un gros public, qui commençait à connaître les athlètes. On sent vraiment que la mayonnaise a commencé à prendre, notamment grâce aux résultats des Français. Vincent Luis, qui avait obtenu de sacrés résultats il y a quelques années, a montré la voie pour les générations qui suivent.

Où en êtes-vous dans votre préparation aux Jeux olympiques de Paris ?

Je dois encore montrer que je mérite d'y aller et que je fais partie des trois meilleurs Français. Dans ma tête, je me prépare à être bon au moment des Jeux, pas forcément trois mois avant l'échéance.

Malgré votre troisième place lors des dernières finales des Championnats du monde, vous n'avez pas encore votre ticket pour les JO...

Oui, c'est un peu complexe. On est quatre Français à pouvoir gagner des courses au plus haut niveau mondial. Si on prend bêtement l'année dernière, je suis en effet troisième mondial. Donc on pourrait se dire 'allez, c'est parti pour Paris'. Mais c'est un peu plus compliqué. Il y a des stratégies qui sont pensées par la DTN de la Fédération, qui sont justifiables.

L'objectif, c'est de lever le doute le plus rapidement possible ?

Effectivement, j'aimerais être avec mon ticket assuré pour Paris. Dans ma tête, il faut que je reste assez confiant et que je me dise que ça va sûrement le faire donc je me prépare au mieux pour cet objectif-là."