Isère : agressions à répétition, les gardiens de prison de Saint-Quentin-Fallavier dénoncent une "tension extrême"

Suite aux attaques à répétition au centre pénitentiaire de Saint-Quentin-Fallavier, à Villefontaine, en Isère, le personnel réclame plus de protection. Les syndicats de la prison dénoncent une « tension extrême » et appellent à la mobilisation ce mardi 18 mai, devant l'établissement.

 

La prison de Saint-Quentin-Fallavier en Isère.
La prison de Saint-Quentin-Fallavier en Isère. © PHOTOPQR/Maxppp

La tension monte dans le centre pénitentiaire de Saint-Quentin-Fallavier, en Isère. Depuis ce 12 mai, plusieurs événements se sont succédé : « agressions, actes incendiaires, crachats et menaces de mort » que dénonce le syndicat UFAP-UNSA, dans un communiqué. 

En effet, ces cinq derniers jours, dans l'enceinte de la prison les agressions d’agents se multiplient. Des départs de feu ont été constatés dans plusieurs cellules. En témoigne également l’intervention, ce samedi 15 mai, des sapeurs-pompiers après l’incendie du véhicule d’un agent pénitentiaire sur le parking privé de l’établissement.



Par ailleurs, selon les agents, à la veille de cet événement, des "individus encagoulés" sont arrivés aux abords du parking, ont agressé des agents et caillassé des véhicules avant de prendre la fuite. Pour l'heure, elles n'ont pas été identifiées. Un dispositif de sécurité a été installé aux abords de la prison. 

"On est dans un sentiment de ras-le-bol, il y a de l'épuisement", décrit Alain Chevallier, responsable local de l'UFAP-UNSA. Selon lui, il n'y a pas de causes particulières à l'augmentation des violences au sein du centre pénitentiaire : "C'est juste qu'on est au bout de la chaîne judiciaire, on doit faire face à des violences et des représailles de l'extérieur.

"Plus de protection"

Ainsi, les syndicats réclament le maintien « durable » de la protection mise en place suite aux attaques. Ils demandent également des « réponses significatives » face à la situation, comme le «  dédommagement matériel et moral immédiat » du personnel victime d’agressions.

Autre revendication : des sanctions et le déplacement systématique lorsqu’un détenu menace un agent. Avant d’ajouter qu' « un désengorgement de la maison d'arrêt doit être envisagé. »

Contactée par téléphone, la direction de la prison de Saint-Quentin-Fallavier n'a pas souhaité répondre à nos questions. 

Les syndicats appellent à la mobilisation dès ce mardi 18 mai, devant les portes du centre pénitentiaire. 
 

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