Isère. Une directive européenne menace le dernier fabricant de ballons gonflables

Le dernier fabricant de ballons gonflables pourrait fermer / © Aurélie Massait / France 3 Alpes
Le dernier fabricant de ballons gonflables pourrait fermer / © Aurélie Massait / France 3 Alpes

L'Union Européenne déclare la guerre au plastique. En 2021, une directive prévoit l'interdiction d'une série de produits, dont les tiges de ballons de baudruches. Avec cette réglementation, l'Europe signe aussi l'arrêt de mort d'une entreprise iséroise. Le dernier fabricant français. 
 

Par AP avec Aurélie Massait

Chez Ballon pub, le cœur n'est pas vraiment à la fête en cette fin d'année. La famille Bouchayer a bien essayé de réagir, mais rien n'y fait. Une directive européenne remet en cause toute leur activité. En 2021, cette dernière bannira les tiges en plastique... support des ballons. Le dernier fabricant français ne sait pas comment les remplacer. "Les normes du jouet demandent que la tige ne puisse pas casser pas.. Si on remplace par du bois, le bois n'aura pas cette faculté. Le papier et le carton, c'est pareil. On a pas trop d'alternative", regrette Maurice Bouchayer.
 

Nous sommes assimilés à un produit polluant, alors que c'est faux

Un obstacle de taille, doublé d'un autre : le texte prévoit "une responsabilité élargie" des producteurs de "baudruches". Conséquence : les 60 millions de ballons que fabrique l'usine chaque année seront taxés. Pour le dirigeant, dont les produits sont biodégradables, la pilule ne passe pas. "Nous sommes assimilés à un produit polluant, alors que c'est faux. Les ballons sont produits avec la sève de l'hévéa. Le latex c'est naturel, et c'est biodégradable en très peu de temps", explique-t-il. 

 

60 millions de ballons sont fabriqués chaque année / © Aurélie Massait
60 millions de ballons sont fabriqués chaque année / © Aurélie Massait



Ballon pub et ses 40 employés, se portaient jusque là bien. Désormais, la famille implantée à Tullins depuis 30 ans ose à peine envisager l'avenir. "On est quand même inquiets. Qu'est-ce qui va se profiler demain ?", confie Aurélien Bouchayer.
En désespoir de cause, les Bouchayer ont interpellé les députés européens, puis écrit au Chef de l'Etat. Sans succès... 

 

 

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