Isère : le représentant des commerçants de La Tour-du-Pin appelle les habitants à retourner au restaurant

Le président du groupement des entreprises du canton de La Tour-du-Pin espère que les Français aideront les petits commerces, très durement touchés par le confinement et le déconfinement. 

Image d'illustration.
Image d'illustration. © Vincent Voegtlin/MaxPPP

C'est un appel "aux habitants du canton de La Tour-du-Pin, et du Nord-Isère en général : faisons nos achats en centre-villes et dans les villages, et retournons au restaurant".

Pour Jacques Gerbault, président du groupement des entreprises du canton de La Tour (GECT), les semaines qui vont suivre vont être cruciales pour "réussir à passer le désert économique actuel".

Egalement élu de la chambre de commerce, il assure : "On prévoit que 32% des réstaurants et débits de boisson vont déposer le bilan en septembre, notamment dans les petits villages et les hypercentres". 

Distanciation et cabane

Une perspective qui s'explique, selon lui, par deux facteurs : le syndrôme de la cabane, et les mesures sanitaires.

Le syndrome de la cabane, c'est ce spleen post-confinement, qui pousse une bonne partie de la population, une fois la liberté de déplacement retrouvée,... à rester chez soi. "Les gens ont peur qu'il y ait une résurgence du virus, qui continue à circuler", confirme Jacques Gerbault, pour qui ne pas sortir n'est pourtant pas une solution :

Se renfermer chez soi, ça ne sert à rien. Il faut mettre le masque et sortir, que la vie continue. Il faut aller boire un coup, ou manger au restaurant en centre-ville.

Jacques Gerbault

Pourtant, certains restaurants affichent complet après le déconfinement, mais doivent refuser du monde par manque de place à l'intérieur. La faute aux nécessaires mesures sanitaires, qui limitent le nombre de couverts. "Ce midi, j'étais dans un restaurant qui d'habitude sert 140 couvert, mais qui en ce moment ne peut en avoir que 40", affirme le président du GECT.

"La mort de l'âme de nos villages"

Combinés, le syndrôme de la cabane et les mesures sanitaires (qui sauvent des vies) pourraient signer "la mort de l'âme de nos villages, qui dépendent des petits commerces", abonde Jacques Gerbault. 

Pour lui, la solution réside dans la relance de la consommation "chez les commerçants de village et de centre-ville". Soit, à demi-mot, l'évitement au maximum des grandes surfaces et du commerce en ligne.

Et en attendant l'assouplissement des mesures sanitaires, que le président du GECT attend de pied ferme "début juillet", celui-ci demande aux adeptes de bonnes tables de décaler leurs horaires de repas un peu avant midi, ou en début d'après-midi. Le but pour les restaurateurs : avoir des clients toute la journée "plutôt que personne à midi et un afflux à midi et demi, dont des gens qui ne pourront pas rentrer". Une sorte de "flatten the curve", appliquée à la clientèle.

Les bars et restaurants situés en zone verte, comme dans les Alpes, ont pu rouvrir leurs portes au public (hors livraison) depuis le 2 juin. Les règles de distanciation physique et de désinfection n'ont, depuis, pas bougé.

 

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