POLEMIQUE. JO 2024 : Emmanuel Macron “pas content” ? Un sénateur de l'Isère tacle le Président sur sa politique sportive

Les anneaux olympiques et la Tour Eiffel, deux symboles des JO de 2024 à Paris. / © Arnaud Journois - Maxppp
Les anneaux olympiques et la Tour Eiffel, deux symboles des JO de 2024 à Paris. / © Arnaud Journois - Maxppp

Le sénateur de l'Isère Michel Savin s'étonne de la nouvelle sortie d'Emmanuel Macron. Hier, mardi 4 février 2019, le Président a déploré le manque "d'ambitions" dans la perspective des JO de Paris. Pour le sénateur Les Républicains, c'est le gouvernement qui "abandonne le sport".

Par Yann Gonon

"Manque d'ambition" comme le déplore Emmanuel Macron ? Plutôt un gouvernement qui "abandonne le sport" rétorque Michel Savin. Le sénateur Les Républicains de l'Isère n'a pas apprécié la "nouvelle sortie" hier, mardi 4 février 2019, du Président de la République sur les Jeux olympiques de 2024.

C'était hier, lundi, le Président Macron participait à un débat public avec des élus et des associations à Evry-Courcouronnes. Au sujet de JO de 2024, le chef de l'Etat n'a pas mâché ses mots : "Aujourd'hui, on n'est pas au rendez-vous de l'ambition que ce grand événement 2024 doit avoir pour les quartiers d'Île-de-France qui sont les premiers concernés. Donc on va travailler, parce que là je ne suis pas content".

Pas content non plus ce mardi le sénateur isérois Michel Savin. Dans un communiqué, celui qui est aussi le "Président du groupe d’études Pratiques Sportives et Grands Évènements Sportifs" au Sénat demande : "Emmanuel Macron est-il prêt à revoir sa politique sportive" ?

Michel Savin dit s'étonner de la "nouvelle sortie du Président Macron" et tacle sa politique sportive : "depuis 18 mois, le gouvernement abandonne le sport et enchaine les mauvais signaux : baisse drastique des budgets depuis 2017, baisse des crédits du CNDS venant soutenir les territoires, suppression des emplois aidés alors que 80% de ces emplois sont pérennisés, abandon du Plan Borloo qui assurait la promotion du sport dans les quartiers difficiles, suppression de l’option Sport au Baccalauréat".
 

Le sénateur isérois dit également espérer que : "l’ensemble des choix du gouvernement en direction du sport seront reconsidérés pour permettre qu’enfin la France renoue avec son ambition sportive. Il faut cesser d’opposer les territoires et les citoyens, et le gouvernement doit assumer les choix négatifs qu’il prend depuis maintenant 18 mois".

 

Sur le même sujet

Les + Lus