Retard des livraisons du vaccin AstraZeneca en Isère : le coup de gueule d'un médecin de Vif

En Isère comme ailleurs, les médecins généralistes devaient commencer dès ce jeudi matin à vacciner leurs patients contre la Covid-19 mais les doses de vaccin AstraZeneca n'ont pas été livrées. C'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase pour un médecin généraliste de Vif.

Le vaccin AstraZeneca qui doit être livré aux médecins généralistes pour commencer la vaccination des personnes de 50 à 64 ans atteintes de comorbidité
Le vaccin AstraZeneca qui doit être livré aux médecins généralistes pour commencer la vaccination des personnes de 50 à 64 ans atteintes de comorbidité © Eddy LEMAISTRE / Maxppp

Faux départ pour cette nouvelle étape de vaccination contre la Covid-19 en Isère. Ce jeudi 25 février au matin, les médecins généralistes devaient commencer à vacciner leurs patients âgés de 50 à 64 ans et atteints de comorbidités. Impossible, les doses n'étaient pas disponibles. Pour Magali Ravix, médecin généraliste à Vif, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase.

A 9h30 ce matin, Magali Ravix devait injecter le vaccin AstraZeneca à son premier patient. Une dizaine devaient suivre d'ici demain. Tout a été annulé. Hier soir, le médecin généraliste a appris par son pharmacien que les doses n'avaient pas été livrées.

Une contrariété malvenue alors que l'activité des généralistes est très intense en ce moment explique le docteur Ravix avec une recrudescence de pathologies lourdes, des cancers notamment, qui n’avaient pas été diagnostiqués en 2020 suite à la crise sanitaire. Les patients ne pouvant pas être reçus par des spécialistes ou évitant de consulter par peur de la contamination. Magali a passé sa soirée à appeler ses patients pour décaler ses rendez-vous. Résultat, une journée de travail de 14 heures et une vie de famille perturbée.

Magali Ravix est à bout. "J’en ai marre d’avoir des mensonges, d’avoir des retards, des non explications. On a l’impression d’être la dernière roue de la charrette à bras." Le médecin reproche au gouvernement, à l'ARS et la CPAM leur manque de communication et de soutien dans cette campagne. "Pour choisir nos patients, les 50-64 ans avec facteur de comorbidité, nous devons nous débrouiller seuls. Aucune aide de la CPAM. C’est à nous de choisir, c’est un surcroît de travail. On n’avait pas besoin de ça."

Les doses de vaccins devraient être livrées en pharmacie cet après-midi. Si des problèmes de livraison persistent, le docteur Ravix renoncera aux injections de ses patients.

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