Ce que l'on sait sur la disparition de Victorine, 18 ans, retrouvée morte à Villefontaine en Isère

Publié le Mis à jour le
Écrit par Margot Desmas
Victorine, 18 ans, a été retrouvée morte à Villefontaine en Isère.
Victorine, 18 ans, a été retrouvée morte à Villefontaine en Isère. © Facebook / DR

Victorine, 18 ans, a été retrouvée morte lundi dans un ruisseau à Villefontaine, en Isère. Sa disparition avait été signalée deux jours plus tôt par sa famille, la piste criminelle est aujourd'hui privilégiée par les enquêteurs. Voici ce que l'on sait de cette affaire.

Son corps a été retrouvé dans un cours d'eau, deux jours après sa disparition. Victorine, 18 ans, a trouvé la mort dans des circonstances encore indéterminées alors qu'elle "rentrait chez elle" samedi. Les recherches ont mobilisé des centaines de personnes dans le secteur de Villefontaine (Isère), espérant retrouver la trace de la jeune femme. "Il ne s’agit pas d’une fugue, ce n’est absolument pas son genre", écrivait sa sœur sur les réseaux sociaux.

Deux jours plus tard, la jeune femme est retrouvée sans vie dans un ruisseau difficile d'accès. Une enquête a été ouverte pour enlèvement, séquestration et homicide volontaire. De nombreuses zones d'ombre demeurent dans cette affaire, mais les premiers éléments pointent vers la piste criminelle. Que sait-on des circonstances de sa mort ? Que s'est-il passé entre la disparition de Victorine et la découverte du corps ? France 3 Alpes fait le point sur l'enquête.

 

Une disparition mystérieuse et des vastes recherches


Samedi, à 19 heures, Victorine passe son dernier appel à ses proches alors qu'elle se trouve au stade de la prairie à Villefontaine. Selon les derniers éléments de conversation, la jeune femme "rentrait chez elle" juste avant sa disparition. Ne la voyant pas arriver, sa famille donne l'alerte vers 21h30. Dans la foulée, le parquet de Vienne ouvre une enquête pour disparition inquiétante. L'affaire est immédiatement prise au sérieux. "Il n'y avait pas de malaise ; elle n'avait pas eu de problème dans sa journée. Ça ne ressemble pas à une fugue", déclarait alors la procureure de Vienne, Audrey Quey.

Le lendemain matin, sa sœur aînée signale sa disparition sur Facebook. Son appel à témoins est partagé plus de 50 000 fois. "J’écris ce message avec beaucoup d’émotions et je compte sur vous pour qu’on (la) retrouve en bonne santé", écrit-elle, précisant que Victorine devait passer par Saint-Bonnet jusqu'au quartier des Fougères pour rentrer à son domicile.
 

De vastes recherches débutent alors, mobilisant habitants et gendarmes. Plus de 300 personnes répondent à l'appel de la mairie et sillonnent le secteur lors d'une battue dimanche, sans succès. Quelque temps plus tard, les gendarmes leur demandent de stopper les recherches pour ne pas perturber les investigations. La macabre découverte sera faite lundi midi.

 

Le corps découvert dans un ruisseau


Le corps de Victorine est découvert "immergé dans un ruisseau" près de l'étang de Saint-Bonnet, dans une zone boisée, difficile d'accès. C'est un chien spécialisé qui a marqué au niveau d'une buse. Il faudra plusieurs heures aux gendarmes pour extraire la dépouille. La procureure de la République de Vienne affirme dans un premier temps ne pas être "en mesure de confirmer qu'il s'agit du corps de Victorine". Mais quelques heures plus tard, le doute est levé.
 

La magistrate annonce lors d'une conférence de presse, lundi soir, qu'il s'agit bien de la jeune Victorine. Ses effets personnels - sac à main, chaussures et masque chirurgical - ont été retrouvés près du corps. Un premier examen externe par un médecin légiste "n'a pas permis d'identifier les causes" du décès ni à quand remonte précisément la mort, a-t-elle ajouté. Des examens complémentaires dont une autopsie doivent avoir lieu dans les prochains jours, mercredi selon le Dauphiné Libéré.
 
Des prélèvements ont été effectués sur les lieux de la découverte du corps et envoyés en urgence au laboratoire scientifique de la gendarmerie de Pontoise, a appris France Télévisions ce mardi matin. Une vingtaine d'enquêteurs se consacrent également à l'exploitation de la vidéoprotection, des derniers appels téléphoniques de la victime et à l'audition d'éventuels témoins.

 

L'appel à témoins des enquêteurs


L'enquête est désormais menée sous les qualificatifs d'enlèvement, séquestration et homicide volontaire. Elle a été confiée à la section de recherches de Grenoble, appuyée par des équipes de gendarmerie. La procureure de Vienne s'est dessaisie du dossier au profit du parquet de Grenoble, seul compétent en matière criminelle.
 
Lors d'une conférence de presse, les enquêteurs ont lancé un appel à témoins. Ils appellent toute personne disposant de renseignements pouvant aider l'enquête à joindre le numéro vert : 0 800 200 142. En tout, 130 gendarmes, dont des équipes cynophiles, appuyés par un hélicoptère de Lyon et des équipes de plongeurs, ont participé aux opérations. Quatre-vingts enquêteurs de la section de recherche de Grenoble sont désormais mobilisés dans le cadre de cette enquête.

 

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