Une vingtaine de radars vandalisés en Isère, le préfet en colère

Le préfet de l'Isère exprime sa colère contre les dégradations de radars. Des actes qui se se sont multipliés ces derniers mois. Près de la moitié des radars a été vandalisé dans le département.

Incendies, tags, masquage... Les dégradations de radars se multiplient depuis plusieurs mois en Isère comme ailleurs en France. Dans le département, une vingtaine d'appareils ont été déteriorés ou complètement détruits. Soit près de la moitié des 45 radars.

Face à l'augmentation de ces actes de vandalisme, le préfet de l'Isère a publié un communiqué dans lequel il tire la sonnette d'alarme. "Cela fragilise la sécurité routière", estime Lionel Beffre. 

 

 

28 morts en Isère depuis le 1er janvier

En ce début d'année, le nombre de personnes tuées sur les routes a augmenté de 56% en Isère par rapport à la même période l'an dernier. Depuis le 1er janvier 2019, 28 personnes sont décédées sur la route dans le département.

Le nombre de blessés a également augmenté de 11%, avec 227 personnes blessées depuis le début de l'année. Dans plus d'un quart des cas, la vitesse a été identifiée comme la cause principale.

Le préfet de l'Isère souligne que les radars sont des outils efficaces de sécurité routière, tout comme l'ont été l'obligation du port de la ceinture à l'arrière, ou la mise en place du permis à points.

 

Chiffres à l'appui, Lionel Beffre rappelle que les radars participent à abaisser la vitesse sur les routes et donc à éviter les accidents.

"Depuis l’installation des radars, les conducteurs ont réduit leur vitesse moyenne de 11 km/h et on constate une baisse moyenne des accidents mortels à proximité des radars de 66 %", détaille le préfet de l'Isère."Entre 2003 et 2012, les radars ont permis de sauver 23 000 vies."

Quant à ceux qui considèrent les radars comme des "pompes à finances", le préfet leur a répondu au micro d'une équipe de France 3.
  

Dégradation de radar : quelle sanction ? 


Les actes de destruction ou dégradation de radar sont considérés comme des délits. Ils sont passibles d'une peine pouvant aller jusqu’à 5 ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende.

A la demande du préfet de l'Isère, d’importantes opérations de contrôles coordonnés auront lieu sur les routes du département dans les jours à venir. Ils seront assurés par les forces de police et de gendarmerie.

 
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