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Laurent Wauquiez appelle les maires à la fronde

Le président LR d'Auvergne-Rhône-Alpes a appelé les maires de sa région à s'opposer à l'accueil des migrants de la jungle de Calais. Le préfet l'accuse d'"attiser les peurs et les fantasmes" et des édiles ont appelé au contraire à la solidarité.
© F3RA

"J'invite tous les élus locaux, tous les habitants qui ne veulent pas se laisser faire, à ne pas se laisser imposer contre leur volonté un plan qui tourne le dos au bon sens", a dit jeudi Laurent Wauquiez à la presse.



Auvergne-Rhône-Alpes devrait accueillir 1.784 migrants sur les 12.000 à répartir en France pour les évacuer de Calais et Paris, selon un "relevé de conclusions" révélé mardi par Le Figaro et qu'a pu consulter l'AFP.
C'est là que sera demandé l'effort le plus important, sachant qu'Auvergne-Rhône-Alpes est la 2e région de France et que l'Ile-de-France sera exonérée de cet effort car elle est déjà engorgée.

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Laurent Wauquiez veut de la transparence

Le sujet de l'immigration n'est toutefois pas de la compétence des régions et Laurent Wauquiez n'a aucun moyen concret de s'y opposer. Il a donc choisi de proposer aux maires réfractaires une aide juridique de la région pour pouvoir s'opposer à cet accueil.
Il réclame aussi une réunion au ministère de l'Intérieur et la liste des communes désignées.
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La région proposera une aide juridique aux maires

Le préfet de région, Michel Delpuech, a répondu qu'évidemment les maires seraient informés. Mais "pour l'heure, on est en phase initiale, on
regarde les possibilités d'accueil. Après, on contactera les élus", a-t-il dit.

"Les choses seront faites dans le respect du droit et en particulier du droit international" vis à vis des demandeurs d'asile, a-t-il affirmé.


"La France est une République unitaire. Il ne faut pas attiser les peurs et les fantasmes. Il faut rassembler", a dit le représentant de l'État.


 En réaction aux propos de Laurent Wauquiez, un "appel des maires solidaires" a été lancé jeudi. Une vingtaine d'édiles, dont le maire de Dijon François Rebsamen, mais aussi Jean-François Debat, maire de Bourg-en-Bresse ou enconre Nathalie Nieson, maire de Bourg-de-Péage l'avaient déjà signé en début de soirée.


"Qui peut soutenir qu'un grand pays comme le nôtre ne peut dignement accompagner vers l'asile 9.000 personnes en détresse ? Nous sommes solidaires de Calais, et nous sommes plus nombreux que ceux qui défient la solidarité nationale", affirment les signataires.




 

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