L'espace zoologique de Saint-Martin-la-Plaine pourrait accueillir des animaux chassés des cirques itinérants

L'association "Tonga Terre d'Accueil" pourrait bien, d'ici quelques années, recueillir des fauves chassés des cirques itinérants. Mais cette solution ne sera pas suffisante pour tous les animaux présents, et la structure affirme avoir besoin d'aides pour cela.
L'association "Tonga Terre d'Accueil", située à Saint-Martin-la-Plaine (Loire) pourrait recueillir des fauves, chassés des cirques itinérants après la décision de la Ministre de la Transition écologique Barbara Pompili.
L'association "Tonga Terre d'Accueil", située à Saint-Martin-la-Plaine (Loire) pourrait recueillir des fauves, chassés des cirques itinérants après la décision de la Ministre de la Transition écologique Barbara Pompili. © FTV
Dans la Loire, l'espace zoologique de Saint-Martin-la-Plaine pourrait accueillir une partie des animaux chassés des cirques itinérants.

La ministre de la transition écologique Barbara Pompili a annoncé la fin progressive des animaux sauvage dans les cirques en France, une mise en retraite forcée pour 500 fauves dans notre pays. Mais il existe seulement trois structures capables de les accueillir. Alors une question se pose: où envoyer les animaux concernés?
 

10 places disponibles, vite remplies

L'association "Tonga Terre d'Accueil" recueille déjà des animaux sauvages saisis par les autorités (pour absence d'autorisation de détention, mauvaises conditions de détention ou mauvais traitements). Ils proviennent en général de cirques, de laboratoires ou de particuliers. Les locaux de l'association ligérienne sont situés à proximité de l'Espace Zoologique de Saint-Martin-la-Plaine mais ne sont pas ouverts au public. L'association a été créée et est gérée par l'Espace Zoologique, qui finance une grande partie des frais quotidiens.

Au sein de cette structure, 10 nouveaux boxs viennent tout juste d'être inaugurés. Pierre Thivillon, fondateur de l'espace zoologique: "Ce bâtiment est fini. Aujourd'hui si les autorités nous appelaient pour nous dire on vient de saisir des animaux, il faut les récupérer, nous pourrions partir demain matin les récupérer."

Mais ces boxs devraient être très rapidement occupés, avant même la fin de l'automne. Dans les prochaines semaines une saisie judiciaire devrait aboutir.

500 fauves à recaser

Selon Jean-Christophe Gérard, vétérinaire de l'association, "il y a environ 500 fauves présents actuellement dans les cirques. On ne va pas pouvoir accueillir les 500 fauves ici. Ce n'est pas possible. On ne pourra pas tout absorber."

Autour du site de l'association, des terres seraient disponibles pour d'éventuels aggrandissements. L'association aura de toutes façons besoin d'aides de l'Etat.
 

Il ne s'agit pas d'aider et faire des constructions, et après dire bon vous avez des animaux débrouillez-vous. Les lions il faut les nourrir, il faut s'en occuper, il faut du personnel. Tout cela a un coût. Ce que j'espère, c'est que si on recueille des animaux demain, nous n'ayons pas des femelles gestantes qui vont nous coller des bébés (lions bien-sûr... ndlr, mdr) sur les bras, en nous disant bon les gars, vous les avez pour 25 ans.

Pierre Thivillon



Seuls quelques fauves pourront donc finir leur vie dans ce centre. Mais pour de nombreux autres, l'Etat devra trouver d'autres solutions.

La ministre de la transition énergétique Barbara Pompili a invité à trouver des solutions au cas par cas.

Le gouvernement a interdit en quelques années les spectacles d'animaux sauvages dans les cirques itinérants, les numéros de dauphins ou d'orques dans les delphinariums et l'élevage de visons pour leur fourrure.
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