Saint-Chamond : 900 salariés français du groupe Kidiliz licenciés après le démantèlement du groupe de mode enfantine

Quelque 900 salariés français du groupe Kidiliz, né en 1962 à Saint-Chamond, vont être licenciés après la reprise par appartements du leader européen de la mode enfantine, a-t-on appris mardi 24 novembre. A peine 350 postes seront sauvegardés. Le site historique de Saint-Chamond ferme.
Saint-Chamond : 900 salariés français du groupe Kidiliz licenciés après le démantèlement du groupe de mode enfantine. Le site de Saint-Chamond doit fermer.
Saint-Chamond : 900 salariés français du groupe Kidiliz licenciés après le démantèlement du groupe de mode enfantine. Le site de Saint-Chamond doit fermer. © France tv
Le groupe Kidiliz sera démantelé. Ce sont près de 900 salariés français du groupe Kidiliz, né au début des années 60 dans la commune ligérienne de Saint-Chamond, qui vont perdre leur emploi. Environ 350 salariés sur près de 1500 que comptait le distributeur de vêtements d'enfants en France sont repris dans le cadre des sept offres de reprises combinées qui ont été validées par le tribunal de commerce de Paris. Le tribunal de commerce de Paris a acté de la division du groupe entre sept repreneurs.
 

350 emplois sauvés mais le site de Saint-Chamond ferme

Ce sont les  propositions des trois principaux candidats ID-Kids, CWF et Zucchi-Groupe. Quatre reprises plus légères ont également été validées par les juges du tribunal de commerce de Paris.

La principale offre validée émane du spécialiste français de vente de vêtements d'enfants ID Kids, intéressé par les marques Catimini et Absorba, qui reprend 227 postes. "À la suite du deuxième confinement, son offre a été dégradée par rapport à une première version qui prévoyait la reprise de 615 personnes", a expliqué Patrick Puy, le dirigeant d'ID Kids. L'entreprise française Children Worlwide Fashion (CWF), spécialisée dans la gestion de licences du secteur de l'habillement, reprend quant à elle 87 personnes.
En revanche, le site de Saint-Chamond sera fermé avec près de 160 emplois supprimés. Ils devraient recevoir prochainement leur lettre de licenciement. Un symbole important disparaît dans la Loire. Par ailleurs la marque Z va totalement disparaître.

"Le PSE a été signé par les quatre organisations syndicales parce que nous avons obtenu des avancées en termes de budget, de financements extérieurs, et des mesures d'accompagnement grâce à la négociation, la mobilisation des salariés, nos nombreuses actions", a réagi mardi soir l'intersyndicale CFDT, CFE-CGC, CGT, CFTC des salariés français du groupe.
 

Mobilisation des salariés 

La situation de l'entreprise créée en 1962 à Saint-Chamond par Roger Zannier, et vendue en 2018 au Chinois Semir, était déjà très dégradée avant la crise sanitaire. Le groupe textile, spécialisé dans la mode enfantine et qui comptait une dizaine de marques, a été placé en redressement judiciaire le 10 septembre dernier. La mobilisation des salariés, notamment sur le site historique couramiaud n'a pas fait le poids... 
  Comptant 900 boutiques en propre, dont 430 en France, le groupe Kidiliz affichait l'an dernier un chiffre d'affaires de 388 millions d'euros, en recul, avec un résultat d'exploitation négatif de 38 millions. Le groupe avait été plongé dans une situation économique difficile en raison d'"une succession de crises conjoncturelles, +gilets jaunes+, mobilisations sociales sur les retraites, aléas climatiques," avait indiqué la direction vendredi dernier par la voix de son avocat. 
Dans les filiales étrangères...
De nombreux autres emplois sont par ailleurs menacées dans les filiales étrangères du groupe de 2.600 salariés. La procédure de redressement judiciaire, ouverte le 10 septembre à Paris, a déjà été étendue aux filiales allemande et hollandaise (toutes deux liquidées), ainsi qu'à celles d'Italie, de Belgique et du Luxembourg pour lesquelles un nouveau jugement est attendu le 1er décembre. Le groupe a d'autres implantations en Espagne, Angleterre, Suisse, Chine, Portugal et aux États-Unis.
 
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