VIDEO Affaire de la vidéo de Saint-Etienne : les dates clé du scandale

Avant le premier conseil municipal depuis les révélations du chantage politique présumé, retour sur la chronologie de l’histoire.

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La marmite siffle, mais le couvercle n’a pas –encore- sauté. Malgré une pression grandissante, le maire de Saint-Etienne, Gaël Perdriau, n’a pas démissionné. Ce lundi 26 septembre, la marmite promet de bouillir encore plus. Car dans l'après-midi, doit se tenir le premier conseil municipal depuis les premières révélations. Pour tout comprendre avant cette étape politique, retour sur la chronologie de l'histoire jour par jour. 

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Chronologie d'un scandale ©France TV

 

26 août 2022: Le site mediapart révèle l’affaire. Le maire et son directeur de cabinet, Pierre Gauttieri, auraient utilisé une vidéo compromettante pour contrôler le premier adjoint de la municipalité, Gilles Artigues, un dissident politique au sein de la mairie. 

Sur la vidéo tournée en janvier 2015 on voit Gilles Artigues, ancien député connu pour son engagement catholique et ses positions homophobes, filmé à son insu, en relation intime avec un prostitué gay dans un hôtel parisien.

29 août : Gilles Artigues dépose plainte pour « chantage aggravé » contre le maire de Saint Etienne. Ce dernier prétend qu’il n’avait pas connaissance de la vidéo. 

30 août : Ouverture d’une enquête judiciaire pour "atteinte à l'intimité de la vie privée, chantage aggravé, soustraction de bien public par une personne chargée d'une fonction publique, abus de confiance et recel"

5 septembre : Perquisitions à la mairie de Saint-Etienne

6 septembre : Mediapart diffuse des enregistrements audios de Gille Artigues datant du printemps 2022, où Gaël Perdriau évoque la sextape. Il avait donc bien connaissance de l’existence de la vidéo. Le maire concède qu’il avait entendu parler « d’une rumeur à laquelle il n’a jamais prêté attention »

7 septembre : Sur France Inter, Gaël Perdriau évoque une possible « machination » visant à l'empêcher d’être candidat à la présidence des républicains.

12 septembre : Mediapart diffuse un autre enregistrement audio où le maire et son directeur de cabinet semblent menacer Gilles Artigues.

13 septembre : Gaël Perdriau et quatre membres de son équipe sont entendus en garde à vue

15 septembre : Le directeur de cabinet, Pierre Gauttieri, reconnait avoir exercé un chantage et tenu des propos « inadmissibles » 

20 septembre : le maire licencie Pierre Gauttieri. Il était considéré comme l’éminence grise de Gaël Perdriau depuis son élection en 2014

22 septembre : Gaël Perdriau se met en « congé » de la présidence de la métropole de Saint Etienne, et n’assurera plus ses fonctions de représentation extérieure. Mais il ne démissionne pas.

23 septembre : L’adjoint à l’éducation du maire, Samy Kéfi Jérôme, soupçonné d’être l’auteur de la video et l’organisateur de la rencontre dans une chambre d’hôtel, démissionne. Mais il reste conseiller régional 

26 septembre : Premier conseil municipal depuis les premières révélations de Mediapart

Le conseil municipal doit commencer à 14h ce lundi 26 septembre. Des opposants ont déjà indiqués qu'ils souhaitaient interroger le maire sur l'affaire. Quelle attitude adoptera le maire, Gaël Perdriau ? Pour l'heure, il reste à son poste malgré les appels à la démission d'élus de tous bords. Récemment, François Bayrou a appelé à «la démission des élus concernés», ainsi qu' à « des poursuites, et (...) des peines de prison». Politiquement, Gaël Perdriau fait l'objet d'une procédure d'exclusion des Républicains. La pression monte, et le feu couve sous la marmite.