Dénonciation calomnieuse et conduite en état d'ivresse : quatre mois de prison avec sursis requis contre un maire de la Loire

Quatre mois de prison avec sursis ont été requis contre le maire de Saint-Just-en-Chevalet, jugé ce mardi 3 mai 2022 devant le tribunal correctionnel de Roanne. L'élu était poursuivi pour conduite en état d'ivresse et dénonciation calomnieuse. Le jugement a été mis en délibéré au 17 mai.

Le maire de Saint-Just-en-Chevalet, Pascal Poncet, sera fixé le 17 mai prochain sur son sort. Jugé ce mardi 3 mai devant le tribunal correctionnel de Roanne pour  "dénonciation calomnieuse" et "conduite en état d'ivresse manifeste", l'élu de 59 ans devra attendre le délibéré. 

La représentante du parquet de Roanne a demandé une peine de quatre mois de prison avec sursis à son encontre. Elle a en outre requis 500 euros d'amende et six mois de suspension du permis de conduire contre Pascal Poncet.

Il est reproché à l’édile d’avoir accusé à tort plusieurs personnes de l’avoir agressé, le samedi 4 décembre vers 22 h 30, dans sa commune, puis d’avoir pris le volant alors qu’il était alcoolisé. Le maire LREM de cette commune du nord-ouest de la Loire avait refusé le dépistage d'alcoolémie par les gendarmes le lendemain des faits en décembre dernier.

Une soirée arrosée

Son avocat, Me Alain Jakubowicz, a plaidé au procès la relaxe de son client, évoquant une "enquête bâclée". Selon lui, l'élu a été "agressé et blessé par des gens qui lui en veulent sur des histoires de permis de construire". "C'est vrai qu'il sortait d'une soirée arrosée, mais s'enfuir en voiture était la seule solution pour lui d'échapper à ses agresseurs", a affirmé l'avocat.

À l'audience, des témoins de la scène, au terme de la soirée du 4 décembre dernier, ont raconté pour leur part que l'élu s'était blessé en chutant au sol à plusieurs reprises dont une fois en tentant de décocher un coup de poing à un de ses administrés venu l'aider avec un autre jeune homme. Ces derniers avaient vainement tenté par la suite de dissuader l'élu d'utiliser sa voiture pour regagner son domicile en raison de son état d'ivresse manifeste. Ils avaient été le lendemain accusés par le prévenu d'avoir roué de coups ce dernier, entraînant leur placement en garde à vue.

Me Laurence Chantelot, l'avocate des deux jeunes hommes, qui se sont portés partie civile, a demandé à l'encontre de l'élu "1.500 euros et 2.000 euros de dommages et intérêts pour le préjudice qu'ils ont subi".

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