Mort du nourrisson secoué : le parquet de Saint-Etienne demande la mise en détention du jeune papa

Le parquet de Saint-Etienne va demander le placement en détention provisoire du jeune homme de 30 ans qui a reconnu avoir secoué son bébé de deux mois, mort hier soir, jeudi 2 septembre.

Le parquet de Saint-Etienne va demander le placement en détention provisoire du jeune homme de 30 ans qui a reconnu avoir secoué son bébé de deux mois.
Le papa du nourrisson de 2 mois qui est mort hier au soir, jeudi 2 septembre, est en garde à vue et a été déféré ce vendredi 3 septembre au parquet de Saint-Etienne. Le parquet devrait demander sa mise en détention provisoire.


Le petit garçon de deux mois est arrivé dans le coma aux urgences pédiatriques du CHU de Saint-Etienne mercredi 1er septembre.
Les soignants, constatant des blessures faisant penser au syndrome du bébé secoué, ont signalé les faits au Procureur de la République de Saint-Etienne.

 

Une demande de placement en détention provisoire

 

"Le père n’a pas d’antécédent judiciaire", répond David Charmatz, le Procureur de la République de Saint-Etienne, "il a reconnu les faits lors de son audition et assure avoir secoué son bébé dans le but de le réveiller après un malaise de ce dernier".
"Le parquet va demander le placement en détention provisoire du jeune homme de 30 ans", poursuit-il, pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, avec deux circonstances aggravantes : des violences exercées par ascendant et sur un mineur de moins de 15 ans. La décision du juge des libertés et de la détention est attendue en fin de journée.



Le nourrisson avait de de très faibles chances de survie 

 

Le père et la mère, un couple habitant Sury-le-Comtal, ont été aussitôt placés en garde à vue par les gendarmes de la compagnie de Montbrison. Si la mère est rapidement mise hors de cause, le père risque quant à lui jusqu’à 30 ans de réclusion criminelle pour des violences volontaires ayant entraîné la mort, les chances de survie du nourrisson étant extrêmement faibles (il présente notamment trois fractures de la voûte crânienne).

 


 

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