Saint-Etienne : Le Design actif, la solution pour une ville sportive à l’approche des jeux olympiques de Paris 2024

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Écrit par Isma Satfaoui

Ce mardi 22 juin avait lieu la 1ère Rencontre nationale du design actif à la Cité du Design pour des experts, des élus et des designers. Jeux olympique de 2024, infrastructures sportives et design urbain étaient au centre de la conversation. La biennale internationale du design de Saint-Etienne a ouvert ces portes à personnalités engagées dans le projet.

Autour d’une table, des professionnels, des experts et un maire se sont enfin retrouvés ce mardi à Saint-Etienne. Tous, engagés dans le même projet : le développement d’infrastructures de design actif. Aujourd’hui est la concrétisation d’une discussion d’un an. L’objectif est de « construire la ville sportive de demain » déclare Romain Lachens le directeur de l’Engagement de Paris 2024. Les enjeux sont nombreux. La santé, le sport et la cohésion sociale en font partie.

Le design actif, c’est quoi ?

« Ce sont des interventions de designers qui vont permettre de favoriser l’activité dans l’espace urbain de manière ludique et qui vont permettre le mouvement » explique Marc Chaussaubéné, le président de la Cité du Design. L’objectif : faciliter l’accès à la pratique sportive via des infrastructures urbaines. L'aménagement de promenades et l'installation de mobilier urbain peut  aider les habitants à bouger plus et à lutter contre la sédentarité. Enfants, adultes et personnes âgées, tous sont conviés à participer. Dans 234 villes, zones de danses, pistes de courses à pied, poutres colorées ou encore bancs revisités seront à la libre disposition des passants.  A travers sa filiale, la Cité du design entend accompagner 6 villes pilotes en France à développer ce type d'aménagement. 

Saint-Etienne, précurseur de ce design actif

« On accueille depuis longtemps des éléments de design actif » précise Marc Chaussaubéné. Bancs d’essais, Explora et Novacières. Trois infrastructures parmi seize. Saint-Etienne et ses environs mobilisent déjà quotidiennement leurs citoyens autour d’activités physique. « On voit qu’il y a toujours eu ce soucis stéphanois de l’amélioration du cadre de vie. » continu-t-il. Et ce sont des projets qui fonctionnent ! Le parc urbain de Saint-Chamond rassemble des centaines de skateurs. Il finit par ajouter que « la Cité du Design permet de mettre à disposition les compétences stéphanoises et de la région en matière de design actif aux villes moyennes ».

Un projet lié aux JO 2024 de Paris

Ce design actif « propose aux villes moyennes des dispositifs pour faires des JO 2024 une réalité sur le territoire » continue Marc Chaussaubéné. Les jeux olympiques de 2024 approchent, c’est l’occasion parfaite pour lancer le projet. « On a une vision forte, donner une place au sport dans la vie de nos citoyens » affirme Romain Lachens. La capacité physique des citoyens diminue et leur santé est à risque. Il devient nécessaire de réintégrer de la mobilité dans notre quotidien. Ce, à l’échelle nationale. « On doit laisser un héritage durable. D’un pays engagé dans le sport et dans la santé sociale » reprend le directeur du programme de l’Action Cœur de Ville, Rollon Mouchel-Blaisot.

Une recherche de cohésion

Ces sites d’activités sportives rassemblent. « Au-delà de l’évènement sportif, il faut engendrer des conséquences positives en matière de santé » ces structures sont un moyen de « se retrouver et échanger sur les pratiques sportives » témoigne le directeur de la Cité du Design. Une telle transformation de l’espace rendra les quartiers plus vivants et surtout, plus attractifs. Pour Quentin Brière, le maire de Saint-Dizier, la problématique actuelle est « la fracture du territoire français. ». La proposition d’aujourd’hui serait la solution. A Saint-Etienne, « le public s’approprie et va au-delà de l’intention première, et c’est ça qui fait le potentiel de cette démarche » finis Marc Chaussaubéné, très optimistes, le sourire aux lèvres.

En plus de l’aspect sportif et social, l’esthétique est au rendez-vous. Des fresques murales et des marquages au sol sont aussi au programme. De quoi décorer les villes et apporter de la modernité d’ici 2024.