La saison de cueillette des myrtilles est ouverte depuis le 20 juillet dans la Loire. Mais le saviez-vous ? Le ramassage de l'airelle répond à quelques règles : autorisation préalable du propriétaire des terrains, utilisation d'un peigne, revente... On vous dit tout pour déguster ce fruit sauvage.
Cueillir des myrtilles au gré de vos ballades, oui, c'est tout à fait possible. Mais attention, quelques règles sont à observer. Saviez-vous par exemple que dans la Loire, la cueillette de l'airelle est réglementée par arrêté préfectoral ? Le dernier date du 17 juillet et prévoit les modalités de cueillette de myrtilles pour cette saison 2018.
Que dit la loi ?
L’arrêté préfectoral autorise le ramassage des fruits de l'espèce "Vaccinum myrtillus" (la myrtille) et de toutes les espèces d'airelles, à l’aide de tous instruments accessoires, notamment des peignes, et leur cession à titre gratuit ou onéreux, à compter du vendredi 20 juillet 2018 à 8h sur l’ensemble du département de la Loire.Pour permettre la pérennité de l'espèce, il est interdit d'arracher la partie végétale de la plante.
Par ailleurs, en vertu de l'article 547 du code civil, la cueillette des fruits nécessite le consentement des propriétaires des terrains où ont lieu cueillette et ramassage.
Comment utiliser le peigne à cueillette de myrtilles ?
Direction la Jasserie du Pilat, dans les hauteurs de Saint-Etienne, à la Valla-en-Gier. La famille Masson y est installée depuis 1927. Georges, le propriétaire, nous a fait une démonstration. Pour ramasser les myrtilles, il a, sans conteste, la technique. D'un geste ample et souple, Georges peigne les buissons. Les fruits tombent dans sa bassine sans que la moindre partie végétale de la plante ne reste accrochée à son peigne.Georges s'explique : "Certains ramasseurs prennent par-dessous et ils tirent... Si je passe par-dessous, j'arrache les feuilles, tout... Regardez la différence : moi, je peigne..."
Georges Masson tolère sans problème les randonneurs qui cueillent quelques myrtilles à la main sur les terres de la Jasserie. Pour les "vrais ramasseurs" qui ne lui ont pas demandé d'autorisation préalable, en revanche, "il les court".
Sachez qu'à la ferme-auberge, les ramasseurs sont les bienvenus et peuvent vendre le fruit de leur cueillette : chaque saison, Jean-Marc Masson, le chef cuisinier de la Jasserie passe deux tonnes de myrtilles du Pilat pour contenter les gourmands.